Combien coûte un voyage en Chine ? Le budget réel
Quinze jours en Chine, vol compris : le budget poste par poste du routard au confort, les achats et la détaxe, et le calcul pour une autre durée.

Dans cet article
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Combien coûte un voyage en Chine de quinze jours ? Comptez 1 800 € en routard, 2 500 € en milieu de gamme, 3 500 € en confort, vol et tout sur place compris, par personne. Un circuit de Shanghai à Pékin en passant par Zhangjiajie tombe entre les deux. La Chine reste l'une des destinations au meilleur rapport qualité-prix depuis l'Europe. Voici le détail, poste par poste, avec les prix réellement payés.
Combien coûte un voyage en Chine : la fourchette des prix
Tout par personne, sur quinze jours, vol international inclus. Les montants en yuans sont convertis sur la base de 7,80 ¥ pour 1 €, l'ordre de grandeur des dernières années. Le taux bouge de quelques pour cent d'une année sur l'autre : sur un budget de deux mille euros, cela déplace la note de cinquante à cent euros, ce qui ne change pas une décision mais mérite d'être su. Sur place, diviser les yuans par huit donne l'ordre de grandeur de tête.
| Profil | Budget total | À quoi ça ressemble |
|---|---|---|
| Routard | ~1 800 € | Vol avec escale, 3 étoiles ou auberge, repas de rue, trains en seconde |
| Milieu de gamme | ~2 500 € | Vol direct, bons 4 étoiles, mélange restos et street food, quelques taxis |
| Confort | ~3 500 € | Vol direct premium, 5 étoiles et boutique-hôtels, restaurants réputés, première classe |
L'écart de 1 700 € entre les deux extrêmes ne se joue pas sur place au quotidien, où tout reste bon marché. Il se joue sur trois décisions prises avant de partir : la compagnie aérienne, la catégorie d'hôtel, et le fait de voyager seul ou à deux, le reste pesant peu dans le total.
L'avion : le plus gros poste, 700 à 1 100 €
C'est de loin la ligne la plus lourde du budget, et la plus compressible.
Le vol direct, et l'astuce du billet ouvert
J'ai payé 1 100 € un aller-retour Air France direct, Paris vers Shanghai à l'aller, Pékin vers Paris au retour, réservé quatre à cinq mois à l'avance. Le billet ouvert (arrivée et départ dans deux villes différentes) évite de revenir sur ses pas et ne coûte pas plus cher qu'un aller-retour classique.
Comparer les vols vers la Chine
Kiwi assemble des trajets que les compagnies ne vendent pas ensemble, faute d'accord entre elles : c'est ce qui fait tomber les prix sous les tarifs classiques. La contrepartie est à connaître — les bagages se récupèrent et se réenregistrent soi-même à l'escale, donc il faut prévoir la marge.
Compagnies chinoises en direct : 700 à 900 €
Les compagnies chinoises en direct (China Eastern, Air China, Hainan) tournent souvent autour de 700 à 900 €. Le vol est aussi long qu'un Air France, pour deux à quatre cents euros de moins, et dessert Shanghai, Pékin, Canton et Chengdu depuis Paris.
Les escales à privilégier
Avec une escale, on reste dans la bande des 700 à 900 €, parfois en dessous hors vacances scolaires, et le choix de la compagnie compte plus que les quelques euros d'écart. Les transporteurs du Golfe sont le meilleur compromis : Emirates par Dubaï, Etihad par Abu Dhabi et Qatar Airways par Doha cumulent un service régulièrement primé, des escales courtes dans des aéroports faits pour ça, et un trajet total raisonnable, autour de quinze heures porte à porte contre onze en direct. Turkish Airlines par Istanbul joue la même carte, souvent un cran moins cher.
Cathay Pacific par Hong Kong et Singapore Airlines par Singapour sont l'autre voie, plutôt en haut de la fourchette et avec un détour plus long. Elle se défend surtout si l'on compte s'arrêter : les deux villes méritent deux ou trois nuits, et beaucoup de billets autorisent cette pause sans supplément.
Quand réserver
Réserver tôt change tout : les meilleurs tarifs partent quatre à six mois avant, et grimpent à l'approche des vacances scolaires chinoises et de la Golden Week début octobre. Sur le bon moment pour viser ces fenêtres, le guide meilleure saison pour partir en Chine donne le calendrier complet.
Les trains : 190 à 350 € pour tout le circuit
Le réseau à grande vitesse chinois est l'un des grands plaisirs du voyage, et un poste étonnamment léger.
Des tarifs fixés par l'État
Le prix ne bouge pas selon la date d'achat : identique que l'on réserve trois semaines ou la veille. Cela retire au budget train toute part de pari, contrairement à l'avion.
Les trajets réels du circuit
En seconde classe, sur l'itinéraire décrit plus bas.
| Trajet | Durée | Prix 2ᵉ classe |
|---|---|---|
| Shanghai → Changsha | 5 h 40 | 660 ¥ (85 €) |
| Changsha → Zhangjiajie | 1 h 30 | 165 ¥ (21 €) |
| Pékin → Xi'an | 4 h 30 | 515 ¥ (66 €) |
| Shanghai → Pékin | 4 h 30 | 553 ¥ (71 €) |
| Chongqing → Pékin (1ʳᵉ classe) | ~7 h | 150 à 180 € |

Seconde ou première classe
Le trajet le plus cher du circuit est le Chongqing-Pékin : sept heures en première classe pour environ 160 €. À ce niveau de confort et de ponctualité, c'est dérisoire face à un trajet équivalent en Europe. La seconde classe suffit largement pour les trajets de moins de cinq heures : sièges larges, prise électrique, calme. Garder la première pour les longues distances de nuit ou de jour entier. Tous les détails de réservation, de classes et d'applications sont dans le guide du train à grande vitesse.
Les hôtels : 25 à 150 € la nuit
Le deuxième levier d'écart, après l'avion.
Le prix d'une nuit selon le standing
Par personne, en partageant une chambre double.
| Standing | Prix par personne et par nuit |
|---|---|
| Auberge ou 3 étoiles bien tenu | 25 à 30 € |
| Très bon 4 étoiles | 45 à 55 € |
| 5 étoiles | de 50 € à 150 €, selon la ville |
C'est la ville qui fixe le prix, avant le standing
La fourchette du 5 étoiles est large, et ce n'est pas un hasard : à budget égal, la catégorie obtenue dépend d'abord de la ville. Une cinquantaine d'euros par personne en chambre double, soit une chambre autour de cent euros, achète un excellent 4 étoiles dans les métropoles de la côte, et un véritable 5 étoiles dans une ville de l'intérieur comme Chongqing, là où la demande d'affaires ne tire pas les tarifs. La saison joue aussi, au même titre que la ville.
D'où une façon de réserver : fixer un budget par nuit et prendre ce qu'il offre ville par ville, plutôt que de choisir une catégorie pour tout le séjour. C'est le poste où l'écart avec l'Europe est le plus spectaculaire, pour un service qu'on y paierait deux à trois fois plus. En descendant sur du 3 étoiles propre et bien placé, la nuit tombe à 25-30 € par tête partout.
Le constat se vérifie en quelques secondes sur n'importe quelle étape du circuit, à Shanghai par exemple : c'est en comparant deux ou trois nuits réelles qu'on décide si l'on vise la ligne à 25 € ou celle à 50, et l'écart sur quatorze nuits pèse plus lourd que tout le reste du tableau.
Les périodes où les tarifs doublent
Shanghai pendant un salon, ou n'importe quelle grande ville pendant la Golden Week : les prix doublent sans prévenir. Réserver les nuits de pointe à l'avance protège le budget.
Les repas : 10 à 50 € par jour
Le poste le plus agréable à sous-estimer. On mange remarquablement bien pour pas grand-chose.
Les ordres de prix
- Street food et petits restaurants : 20 à 35 ¥ (2,50 à 4,50 €) le plat principal
- Bon restaurant local, plat et riz : autour de 70 ¥ (9 €) par personne
- Hot pot en chaîne (Haidilao) ou canard laqué : 120 à 280 ¥ (15 à 36 €)
- Café de spécialité ou bubble tea : 12 à 22 ¥ (1,50 à 2,80 €)

Le café, moins cher qu'à Paris
Pour les amateurs de café et de bubble tea, c'est l'eldorado : un bon flat white coûte le tiers du prix parisien, et les enseignes sont à tous les coins de rue.
L'extravagance à s'autoriser une fois
Un repas de canard laqué chez Quanjude à Pékin grimpe à 180-280 ¥ (23 à 36 €) par personne. Le reste du temps, 15 € par jour suffisent à très bien manger, et la cuisine régionale change radicalement d'une étape à l'autre, ce qui est une partie du voyage en soi.
Transports en ville : presque gratuit
Le quotidien sur place coûte des miettes.
Le métro, l'option par défaut
Dans les grandes villes, le trajet va de 3 à 9 ¥ (0,40 à 1,15 €), payé d'un scan de QR code via Alipay ou WeChat Pay. Les réseaux sont récents et fiables, avec une signalétique bilingue qui ne laisse jamais perdu.
| Mode | Coût | Quand |
|---|---|---|
| Métro | 3 à 9 ¥ (0,40 à 1,15 €) | La majorité des trajets en journée |
| Taxi DiDi | 20 à 60 ¥ (2,50 à 7,50 €) | Le soir, avec des bagages, courte distance |
| Vélo partagé (Hellobike, Meituan) | 1,5 ¥ (0,20 €) / 30 min | Petites distances, balades du matin |
DiDi, quand le métro ferme
L'équivalent local d'Uber vaut largement le coup. À 3 ou 4 € la course en ville, c'est imbattable avec des valises ou après la fermeture du métro vers 23 h. Je l'ai utilisé sans compter, et le total transport local sur tout le séjour est resté sous les 50 €.
Sites et entrées : 120 à 250 €
Les entrées des sites sont à prix fixe, affichées, sans surprise.
Les entrées du circuit
| Site | Entrée | À savoir |
|---|---|---|
| Cité interdite, Pékin | 60 ¥ (7,70 €) | Nominatif, à réserver 7 jours avant, à 20 h |
| Grande Muraille, Badaling | ~40 ¥ (5 €) + train 16-31 ¥ (2 à 4 €) | Section la plus accessible depuis Pékin |
| Parc de Wulingyuan, Zhangjiajie | 228 ¥ (29 €), valable 4 jours | Navettes écolo et assurance comprises, ~185 ¥ (24 €) en ligne |
| Ascenseur de verre Bailong | 65 ¥ (8,50 €) | En supplément du passe |
| Montagne Tianmen | 288 ¥ (37 €) | Tout compris (télécabine, express, navettes, escalators) ; routes A/B/C au même prix |
| Armée de terre cuite, Xi'an | 120 ¥ (15 €) toute l'année | Si l'on remplace Chongqing par Xi'an |

Les suppléments de Zhangjiajie
Les deux postes les plus chers restent les parcs de Zhangjiajie et la Cité interdite, et encore, on reste loin des tarifs des grands sites européens. Le passe de Wulingyuan couvre l'entrée et les navettes écolo sur quatre jours, pratique pour étaler la visite et fuir une journée de pluie. Les transports verticaux restent en supplément : ascenseur Bailong et téléphériques du mont Tianzi ou de Yangjiajie autour de 65 à 76 ¥ (8 à 10 €) l'aller chacun, ou 298 ¥ (38 €) le pass combiné qui inclut tout, petit train de la galerie des Dix Lieues compris.
Les achats : le poste absent de tous les budgets
Aucun tableau ne le chiffre, parce qu'il ne dépend que du voyageur. Il mérite pourtant d'être anticipé, pour une raison inattendue : c'est souvent le poste où l'on dépense moins que prévu tout en rapportant davantage.
Le souvenir de marché, à quelques euros
Hors des grands sites, les prix sont dérisoires. Thé en vrac, pinceaux et papier de calligraphie, sceaux gravés, éventails : on remplit une valise pour quelques dizaines d'euros. La règle vaut partout : s'éloigner de la billetterie de trois rues divise les prix, et la babiole vendue 50 ¥ à la sortie d'un parc se trouve à 10 ¥ dans un marché de quartier. Sur ce qui vaut la peine d'être rapporté, le guide que ramener de Chine entre dans le détail.
Les marques internationales, moins chères qu'en Europe
C'est la surprise que peu de voyageurs anticipent. Uniqlo, Nike, Adidas et les marques chinoises montantes comme Li-Ning ou Anta affichent des tarifs nettement sous les prix européens, parce qu'une partie de la production est locale et que la concurrence y est féroce. Les centres commerciaux des grandes villes et les périodes de soldes creusent l'écart. Pour qui doit renouveler une garde-robe ou s'équiper en chaussures de marche, l'économie dépasse vite le prix d'une nuit d'hôtel.
La détaxe, 8 à 10 % récupérables dès 200 ¥
La Chine rembourse une partie de la TVA aux voyageurs étrangers qui repartent avec leurs achats, et le seuil est bas : 200 ¥ dans un même magasin agréé, le même jour. Le taux affiché est de 11 %, ramené à 8 ou 10 % nets après la commission de l'agence. Sur une paire de chaussures ou un manteau, cela se cumule avec des prix déjà sous les prix européens.
Une contrainte dicte le calendrier, et elle ne se devine pas : la boutique scelle les articles avec le formulaire, et ils doivent rester non ouverts jusqu'au contrôle de la douane au départ. Les achats détaxés se font donc en fin de voyage, et portent sur ce qui servira au retour. Le détail de la procédure et la franchise douanière française sont dans le guide que ramener de Chine.
Paiement, cash et petits frais
Tout passe par le QR code
La Chine est passée au tout-mobile, et c'est déroutant au début. Dans un petit restaurant de Suzhou, en octobre 2025, l'addition ne se réglait ni en liquide ni en carte : uniquement par QR code. Sans Alipay configuré, on ne paie pas.

Ce qu'il faut configurer avant de partir
Alipay et WeChat Pay liés à une carte Visa ou Mastercard couvrent environ 95 % des dépenses. La configuration se fait depuis l'Europe : c'est devenu impossible à mettre en place une fois sur place sans numéro chinois.
Le liquide, un filet et pas un poste de budget
On peut faire tout le voyage sans sortir un seul billet. Les commerçants acceptent tous Alipay et WeChat Pay, de la grande enseigne à l'étal de marché, et beaucoup n'ont plus de caisse pour rendre la monnaie. Le liquide ne sert donc plus à payer : il couvre la panne, le téléphone à plat, la carte que l'application refuse. Deux ou trois cents yuans en poche suffisent à ce rôle, et il est courant de rentrer avec.
Pour qui veut malgré tout retirer, les distributeurs acceptent les cartes étrangères avec des frais de 20 à 30 ¥ (2,50 à 4 €) par retrait, ce qui reste moins cher que de changer des euros en France.
eSIM et VPN : 20 à 40 €
Deux dépenses incompressibles, à régler avant de partir. Sans elles, on arrive coupé du monde et sans navigation. Compter 20 à 40 € par personne au total.
L'eSIM
Une eSIM data couvre quinze jours pour 15 à 25 € selon le volume, activée avant l'embarquement.
Le VPN
Un VPN payant et fiable revient à 5 à 13 € pour le mois. Il conditionne l'accès à Gmail, WhatsApp, Instagram et Google Maps, et doit être installé avant l'arrivée, les sites des fournisseurs étant eux-mêmes bloqués.
Prendre l'abonnement NordVPN avant de partir
À souscrire et à tester depuis la France : une fois sur place, le site du fournisseur est lui-même inaccessible.Le circuit 15 jours, chiffré
L'itinéraire qui sert de base à ces chiffres est le plus courant pour un premier voyage : la côte est, le centre montagneux, puis le nord. Il couvre les trois visages du pays sans revenir sur ses pas.
Xi'an ou Chongqing, au même prix
Beaucoup de voyageurs remplacent Chongqing par Xi'an et son armée de terre cuite : c'est le choix le plus courant pour un premier voyage, et le budget reste quasi identique.
L'itinéraire étape par étape
| Jours | Étape | Nuits |
|---|---|---|
| 1 à 3 | Shanghai (+ Suzhou et Hangzhou à la journée) | 3 |
| 4 | Changsha (porte d'entrée vers Zhangjiajie) | 1 |
| 5 à 8 | Zhangjiajie (Wulingyuan 2 jours + Tianmen une demi-journée) | 4 |
| 9 à 11 | Chongqing, ou Xi'an à la place | 2-3 |
| 12 à 15 | Pékin (+ Grande Muraille à Badaling) | 3-4 |

Les excursions à la journée
Shanghai en ouverture, c'est le bon dosage : trois nuits, avec Suzhou et Hangzhou en excursion par le train. Ces allers-retours restent légers : une trentaine de yuans (4 €) de train pour Suzhou, autour de 75 ¥ (10 €) pour Hangzhou, plus 30 à 90 ¥ (4 à 11 €) d'entrée selon les jardins de Suzhou (le lac de l'Ouest de Hangzhou, lui, est gratuit). Zhangjiajie mérite ses quatre nuits, le parc est immense et les points de vue se méritent à pied. Pékin en clôture permet de repartir du nord. Pour assembler d'autres durées ou d'autres villes, le guide des itinéraires en Chine détaille les combinaisons.
Trois budgets types, décomposés
Le même circuit, vu sous trois niveaux de confort. Par personne, quinze jours, vol compris.
| Poste | Routard | Milieu | Confort |
|---|---|---|---|
| Vol A/R Europe-Chine | 750 € | 950 € | 1 100 € |
| Hôtels (14 nuits) | 420 € | 700 € | 1 300 € |
| Repas (15 jours) | 220 € | 350 € | 500 € |
| Trains intérieurs | 190 € | 230 € | 300 € |
| Métro, taxis, vélos | 30 € | 40 € | 50 € |
| Sites et entrées | 120 € | 150 € | 200 € |
| eSIM + VPN | 30 € | 35 € | 50 € |
| Total par personne | ≈ 1 800 € | ≈ 2 450 € | ≈ 3 500 € |
Par où faire baisser la note
Les chiffres de ce guide se situent entre le milieu et le confort : vol direct, bons hôtels, restaurants sans se priver. Les deux premiers postes de la liste concentrent tout le gisement.
- L'avion, de loin le plus rentable. Passer du direct à une escale par le Golfe ou Istanbul, ou prendre une compagnie chinoise, fait tomber trois à quatre cents euros d'un coup, soit plus que tout ce qu'on peut gratter sur les quinze jours réunis.
- L'hôtel, le deuxième levier. Un 3 étoiles bien placé plutôt qu'un 4 étoiles, c'est vingt à vingt-cinq euros par nuit, donc trois cents euros sur quatorze nuits. Voyager à deux divise la chambre, ce qui pèse davantage que le standing.
- Les trains, par la classe et par la lettre. La seconde classe suffit sous cinq heures. Sur les longues distances, un train D plutôt qu'un G coûte moins cher pour une heure ou deux de plus, et un train de nuit supprime une nuit d'hôtel. En revanche, les billets sans place assise ne font rien gagner : sur le réseau rapide, ils sont vendus au tarif de la seconde classe.
- Les repas, pour le plaisir plus que pour le budget. Street food, cantines de quartier et étages de restauration des centres commerciaux tiennent le repas sous cinq euros, et c'est souvent la meilleure cuisine du voyage. Mais le poste est si bas que l'économie se compte en dizaines d'euros, pas en centaines.
Le reste, transports urbains et entrées, est trop bon marché pour qu'y rogner change le total.
Les trois lignes absentes du total
En plus : l'assurance voyage, 20 à 50 € pour quinze jours selon les garanties, souvent déjà incluse avec une carte bancaire haut de gamme (Visa Premier, Gold Mastercard) à condition de payer le vol avec, à vérifier avant d'en souscrire une seconde.
Ni en plus ni en moins : les achats. Les mettre au tableau rendrait les trois colonnes incomparables, puisqu'ils ne dépendent que du voyageur. Prévoir une enveloppe à part, détaxe comprise.
En moins, et c'est la bonne surprise : depuis fin 2024, l'entrée sans visa de 30 jours supprime les frais et les démarches de visa pour les voyageurs français. Une ligne effacée, et pas la plus agréable, par rapport à la facture d'avant 2024.
Et pour une autre durée
Ce qu'ajoute une journée de plus
Tout le monde ne part pas quinze jours, et le budget ne se divise pas au prorata : le vol est le même pour une semaine que pour un mois. Ce qui varie vraiment, c'est ce qu'on dépense au sol chaque jour, c'est-à-dire l'hôtel, les repas et les transports urbains.
En reprenant les trois colonnes ci-dessus, la journée au sol revient à 47 € en routard, 76 € au niveau milieu et 130 € en confort. Une journée de plus à Shanghai coûte une nuit d'hôtel, trois repas et deux tickets de métro, rien d'autre : une cinquantaine d'euros pour la chambre, une vingtaine pour les repas dont un au restaurant, deux ou trois euros de métro. Le poste qui fait basculer d'une colonne à l'autre est toujours l'hôtel, le seul à tripler entre le routard et le confort, quand les repas se contentent de doubler.
Les autres durées, chiffrées
Même méthode appliquée au niveau milieu, vol et connexion compris, en faisant varier le nombre d'étapes avec la durée.
| Durée | Villes | Total par personne |
|---|---|---|
| 1 semaine | 2 à 3 | ≈ 1 700 € |
| 10 jours | 3 à 4 | ≈ 2 000 € |
| 15 jours | 4 à 5 | ≈ 2 450 € |
| 3 semaines | 6 à 7 | ≈ 3 050 € |
| 1 mois | 8 à 9 | ≈ 3 900 € |
Ces montants sont extrapolés du tableau précédent : assez justes pour arbitrer entre deux durées, trop grossiers pour boucler un budget au yuan près.
Ce qui ne dépend pas du calendrier
Deux postes suivent le nombre d'étapes et pas celui des nuits. Les trains, d'abord : quatre villes en dix jours coûtent en billets exactement ce qu'elles coûtent en vingt. Les entrées ensuite, puisqu'on visite la Cité interdite une fois quelle que soit la durée du séjour. Étirer un circuit sans ajouter de ville est donc la façon la moins chère d'allonger un voyage, et souvent la plus agréable.
Une limite encadre l'exercice par le haut. L'entrée sans visa plafonne à trente jours, ce qui fait du mois la durée maximale sans démarche : au-delà, il faut un vrai visa, et la ligne effacée du budget réapparaît.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
- Quel budget pour 15 jours en Chine ?
- Comptez environ 1 800 € en routard, 2 500 € en milieu de gamme et 3 500 € en confort, par personne, vol international compris. Le vol pèse 700 à 1 100 €, les hôtels 25 à 150 €/nuit, les repas 10 à 50 €/jour, les trains 190 à 350 € pour tout le circuit, les sites 120 à 250 €, eSIM et VPN 30 à 50 €. L'écart tient surtout à l'avion et à l'hôtel.
- Quel budget par jour en Chine sur place ?
- Hors vol et hôtel, entre 25 et 60 € par jour suffisent largement. Un voyageur économe mange pour 10 à 15 €, prend le métro pour moins d'un euro le trajet et visite un site à 5-10 €. En montant en gamme (restaurants réputés, taxis DiDi systématiques, hot pot), on atteint 60 € sans forcer. Le poste qui dérape le plus vite reste les téléphériques et entrées de parcs nature. Hôtel compris, la journée au sol revient à 47 € en routard, 76 € en milieu de gamme et 130 € en confort.
- Comment payer en Chine quand on est touriste ?
- Alipay et WeChat Pay liés à une carte Visa ou Mastercard gèrent environ 95 % des paiements, du métro au marché. La configuration se fait depuis l'Europe avant le départ, pas une fois sur place. Le cash en yuans ne sert plus que pour de rares cas (petits villages, taxis informels). Les distributeurs acceptent les cartes étrangères avec des frais de 20 à 30 ¥ par retrait.
- Quel est le prix moyen d'un repas en Chine ?
- Très variable. Street food et petits restaurants : 20 à 35 ¥ (2,50 à 4,50 €) le plat. Bon restaurant local : autour de 70 ¥ (9 €) par personne. Hot pot en chaîne ou canard laqué : 120 à 280 ¥ (15 à 36 €). Un café ou un bubble tea : 12 à 22 ¥ (1,50 à 2,80 €). On mange très bien pour 15 € par jour sans se priver.
- La Chine est-elle chère pour les touristes ?
- Non, c'est l'un des meilleurs rapports qualité-prix accessibles depuis l'Europe. Le yuan reste faible face à l'euro, les trains à grande vitesse coûtent une fraction du tarif européen (Shanghai-Pékin en 4 h 30 pour environ 70 €), et la nourriture est bon marché. Le seul poste au niveau européen est le vol international, et les hôtels des très grandes villes aux dates de salon.
- Faut-il emporter du liquide en Chine ?
- Non, on voyage très bien sans une seule pièce. Les commerçants acceptent tous Alipay et WeChat Pay, du grand magasin à l'étal de marché, et c'est souvent le seul moyen de payer. Garder l'équivalent de 200 à 300 ¥ en poche reste un filet de sécurité commode — téléphone à plat, application qui refuse une carte — mais ce n'est pas une ligne de budget. Si besoin, un distributeur sur place coûte moins cher que de changer des euros en France.
- Combien coûte le vol Paris-Chine ?
- Entre 700 et 1 100 € l'aller-retour en classe économique, selon la saison et l'anticipation. Les vols directs Air France ou China Eastern vers Shanghai et Pékin sont les plus chers ; passer par une compagnie chinoise avec escale (Moscou, ou le Golfe via Doha et Dubaï) fait souvent tomber le billet sous 800 €. Réserver deux à trois mois à l'avance et éviter juillet-août et les fêtes chinoises reste la meilleure façon d'alléger ce poste, le plus lourd du budget.
- Faut-il prévoir un budget visa pour la Chine ?
- Pour un séjour touristique de 15 jours, non : les ressortissants français entrent sans visa pour un séjour touristique court, dans la limite de 30 jours. Aucune démarche, aucun frais. Ce n'est que pour un séjour plus long, ou un motif non couvert, qu'un visa L payant (autour de 126 €) devient nécessaire. Un budget de zéro euro sur ce poste pour la grande majorité des voyages — le dispositif est reconduit par périodes, et sa fenêtre en cours est détaillée dans le guide de l'entrée sans visa.
- La Golden Week fait-elle grimper les prix en Chine ?
- Nettement. Pendant la Golden Week (la semaine du 1er octobre) et le Nouvel An chinois, les vols intérieurs et les hôtels peuvent doubler, et les sites sont saturés de voyageurs chinois. Si les dates ne sont pas imposées, mieux vaut éviter ces deux fenêtres ; sinon, réserver trains et hôtels des semaines à l'avance, car les billets partent très vite.
- Peut-on se faire rembourser la TVA sur ses achats en Chine ?
- Oui, et le seuil est bas : à partir de 200 ¥ d'achats dans un même magasin agréé le même jour, on récupère 11 % du prix, ramenés à 8 ou 10 % nets après la commission de l'agence. Tout se fait en boutique : passeport présenté à l'achat, formulaire émis, et articles scellés avec lui. Ils doivent rester non ouverts jusqu'au contrôle douanier au départ, sous peine de voir le remboursement reprélevé — ce qui impose d'acheter en fin de voyage, et réserve la détaxe à ce qu'on utilisera en rentrant, chaussures et vêtements en tête. Il reste à quitter la Chine dans les 90 jours. Le dispositif s'applique aux grands magasins et aux enseignes de centre commercial, pas aux étals de marché.
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