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Carnet de Chine

VPN en Chine 2026 : ce qui marche vraiment sur place

Ce qui passe le Great Firewall en 2026 : ExpressVPN, Astrill, NordVPN et ShadowRocket comparés, à installer avant le départ, et le repli quand ça décroche.

Par MaxPublié le Mis à jour le 12 min de lecture
Skyline illuminée de Pudong à Shanghai la nuit vue depuis le Bund, tour Perle de l'Orient en bleu, gratte-ciel aux façades LED et reflets colorés sur le fleuve Huangpu
La skyline hyper-connectée de Shanghai, octobre 2025. Derrière le décor, un internet à part, filtré par le Great Firewall.

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Le Great Firewall coupe Google, WhatsApp, Instagram, X, presque toute la presse occidentale. Pour un voyageur français qui veut garder accès à ses outils du quotidien, il faut un VPN qui tient le coup en 2026. Bonne nouvelle : trois passent encore solidement la muraille, et l'installation se fait en vingt minutes. Mauvaise nouvelle : si vous arrivez à Pékin sans l'avoir installé à Paris, vous êtes bon pour des heures de galère.

Pourquoi un VPN reste obligatoire en Chine en 2026

Le Great Firewall est l'infrastructure de censure pilotée par le Cyberspace Administration of China. Sa mission : filtrer ce qui rentre et sort du réseau chinois. En 2026, le filtrage couvre plus de 20 000 domaines, dont à peu près tout ce qu'un Français utilise au quotidien.

Ce qui est bloqué

Côté Google, tout est coupé. Gmail ne se charge pas, Maps reste bloqué sur l'écran de chargement, et Drive, Docs, YouTube ou Photos racontent la même histoire. Le moteur de recherche lui-même ne répond plus. Les réseaux de Meta tombent en bloc : Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger. X est bloqué, Reddit aussi. Les médias français passent rarement, Le Monde, Libération, Le Figaro et Mediapart sont filtrés. Certains outils SaaS occidentaux décrochent (Slack partiel, Notion qui rame).

Quelques services passent sans VPN. Bing fonctionne grâce à un accord particulier entre Microsoft et Pékin. DuckDuckGo aussi, contre toute attente. Apple iCloud reste accessible. Pour le reste, on bascule sur les équivalents chinois : Baidu pour la recherche, Weibo pour les réseaux, Amap pour les cartes, WeChat pour la messagerie.

Une main tient un smartphone dans une rame de métro à Shenzhen, écran vu par la tranche, d'autres passagers debout autour et portes de la rame en arrière-plan
Dans le métro de Shenzhen. Le téléphone sert à tout sur place — payer, commander, appeler une voiture — ce qui rend la coupure des services Google d'autant plus brutale à l'atterrissage.·Photo : HOWMKAM Tsez Taosp · CC0 / Wikimedia Commons

Ce qui n'est pas bloqué : le piège

C'est ici qu'on se fait avoir. Beaucoup de Français arrivent en pensant que "tout marche puisque WeChat marche" et n'installent pas de VPN. Trois jours plus tard, ils réalisent qu'ils ne peuvent plus envoyer une photo à leurs parents sur WhatsApp, plus ouvrir leur Gmail pour récupérer un billet de train à grande vitesse, plus lire les actualités de chez eux. Et là, télécharger un VPN sur place devient un cauchemar : les sites des éditeurs sont eux-mêmes bloqués.

Le deuxième piège : TikTok et les applications qui résistent au VPN

Celui-là ne se voit venir qu'une fois sur place. On ouvre TikTok, écran noir, puis un message : l'application n'est pas disponible dans ce pays. On allume le VPN, on bascule sur un serveur de Tokyo. Toujours pareil. On change pour Singapour. Rien à faire.

L'explication tient en une phrase : TikTok ne regarde pas seulement votre adresse IP, il lit aussi votre carte SIM. Votre téléphone, même avec une eSim internationale ou un VPN actif, communique au réseau cellulaire local. TikTok détecte le code pays de la SIM (chiffres officiels qui identifient le pays de l'opérateur) et refuse de tourner si le code dit "Chine". L'application TikTok internationale est officiellement absente du marché chinois, et la version chinoise s'appelle Douyin, c'est une autre application avec un autre compte. Aucun VPN ne contourne ce blocage. Le même mécanisme s'applique à certaines applications bancaires françaises, à Spotify selon les forfaits, et à quelques services qui font de la géolocalisation par opérateur plutôt que par adresse IP.

Le VPN est-il légal pour un touriste

Question qui revient à chaque conversation, et la réponse honnête demande une nuance qu'on lit rarement : toléré n'est pas autorisé.

Le texte de 2017 du ministère de l'Industrie interdit d'établir ou de louer une liaison transfrontalière non approuvée, et il vise d'abord les entreprises. Mais le règlement de sécurité publique permet aussi de sanctionner un particulier, avec des amendes qui peuvent aller jusqu'à 15 000 yuans, et des cas existent : un homme du Guangdong amendé de 1 000 yuans pour avoir consulté des sites bloqués, un autre de 15 000 yuans. Les sanctions lourdes, elles, frappent les vendeurs de services, avec des peines de prison.

Aucun cas publiquement documenté ne concerne un touriste étranger, et c'est ce qui fonde l'usage courant. Mais une absence de cas connu n'est pas une autorisation : c'est une pratique d'application, et une pratique peut changer sans que la loi bouge.

Les VPN qui fonctionnent vraiment en Chine en 2026

Trois solutions grand public tiennent la route en 2026, plus le cas particulier ShadowRocket pour les voyageurs techniques. Les autres décrochent une fois sur deux, parfois plus. Le tableau les classe sur leur stabilité réelle en Chine, pas sur leur notoriété.

VPNStabilité Chine 2026Prix mensuelProtocole cléRecommandé pour
ExpressVPNExcellente~14 €Lightway (obfuscation native)Touriste, premier voyage, simplicité
AstrillMaximale~28 €StealthVPN, OpenWebExpatrié, travail sérieux, séjour long
NordVPNCorrecte avec accrocs~14 €NordLynxSi abonnement déjà actif
ShadowRocketExcellente (technique)5,99 € one-shot + ~5 €/mois fournisseurShadowsocks, V2RayVoyageur tech, séjours répétés

ExpressVPN : le plus stable grand public

C'est celui qui revient le plus souvent dans les retours de voyageurs, et le plus simple à mettre en route. ExpressVPN tourne avec un protocole maison appelé Lightway, qui combine vitesse et obfuscation, c'est-à-dire la capacité à masquer qu'on utilise un VPN. Les serveurs les plus cités pour la Chine sont Tokyo, puis Los Angeles et Singapour, ces deux derniers avec un peu plus de latence.

L'application iOS et Android est propre, la coupure automatique du trafic en cas de chute du VPN (le kill switch) s'active en deux clics, la connexion est rapide. Le prix : autour de 13 €/mois en mensuel, 7 €/mois en annuel. Pour un voyage de 15 jours, le mensuel suffit largement et se résilie après le retour.

Astrill : la référence des expatriés exigeants

Astrill est nettement plus cher — une trentaine de dollars le mois sans engagement, soit le double de ses concurrents et son interface ressemble à celle d'un logiciel des années 2010. Techniquement, c'est le VPN le plus solide pour la Chine. Les expatriés qui vivent à Pékin ou Shanghai depuis cinq ans ne jurent que par lui.

Sa force : les protocoles propriétaires StealthVPN et OpenWeb passent presque tout, même quand les autres décrochent. Sa faiblesse : la lenteur de l'interface, et un support client qui répond en six heures. À choisir si vous allez en Chine pour du travail sérieux, que vous avez besoin d'un VPN fiable 365 jours par an, et que vingt euros par mois ne vous arrêtent pas.

NordVPN : l'alternative correcte

NordVPN fonctionne en Chine, avec des accrocs : il tient, il décroche, il revient. Si un abonnement Nord est déjà actif pour d'autres usages, il fait le travail et il n'y a pas de raison d'en prendre un second. Sinon, ExpressVPN reste plus reposant.

Un réglage décide de presque tout avec lui, et il n'est pas actif par défaut : les serveurs obfusqués se choisissent à la main dans les paramètres, comme détaillé plus bas. C'est la différence entre un VPN qui tient et un VPN détecté en deux minutes, et ça se fait avant le départ, pendant que le site de l'éditeur est encore accessible.

Le cas particulier ShadowRocket et les clients proxy

ShadowRocket est à part : il ne joue pas dans la même cour que les trois précédents, et ça vaut une explication un peu plus calme.

C'est une petite application iPhone à 5,99 € qu'on achète une fois et qu'on garde. Mais attention, toute seule, elle ne fait rien. Elle a besoin qu'on lui branche un fournisseur de connexion, un peu comme une box internet sans abonnement Free ou Orange. Ce fournisseur, c'est une petite structure, parfois en Chine, parfois à Hong Kong, qui vend l'accès à des outils techniques faits sur mesure pour traverser le Great Firewall. Les noms qu'on voit passer (Shadowsocks, V2Ray) sont juste les méthodes utilisées sous le capot, pas besoin de retenir.

Les retours d'utilisateurs convergent : sur place, ça tient mieux que les VPN grand public. La raison est simple : ces outils sont fabriqués par des Chinois pour des Chinois qui cherchent à passer le Firewall depuis chez eux. Les VPN occidentaux, eux, jouent au chat et à la souris avec le gouvernement.

Le revers, c'est qu'il faut trouver un fournisseur de confiance, et ça ne se cherche pas sur Google. Ça se déniche sur des forums chinois et expatriés, au prix de plusieurs soirées de lecture. Côté légalité, c'est moins propre qu'un abonnement classique : ces petits fournisseurs n'ont souvent pas de licence officielle. Pour un voyageur, le risque concret reste très faible (aucun cas connu de touriste inquiété), mais ce n'est pas le même cadre qu'un abonnement ExpressVPN payé par carte bancaire française.

Mon conseil : pour un voyage de quelques semaines, restez sur ExpressVPN, NordVPN ou Astrill. C'est plus simple, plus carré juridiquement, et largement suffisant. Si vous revenez en Chine plusieurs fois par an et que vous cherchez la solution la plus stable techniquement, jetez un œil à ShadowRocket. Prévoyez une soirée pour le mettre en place, et trouvez votre fournisseur avant de partir.

Les VPN qui ne marchent plus en 2026

Surfshark a passé un cap difficile en 2025. Aujourd'hui il marche, demain non. CyberGhost ne tient pas, malgré ses promesses marketing. ProtonVPN est bloqué net depuis fin 2024, ses serveurs sont identifiés trop facilement par le Firewall. VyprVPN reste pour les fans de la première heure, sa fiabilité a baissé.

Pourquoi les VPN gratuits ne fonctionnent pas

Aucun VPN gratuit ne tient en Chine. Les raisons sont simples : leur infrastructure est trop petite pour résister aux blocages, leurs serveurs sont identifiés et coupés en quelques heures, et beaucoup revendent les données pour se financer. Sur un voyage en Chine, dépenser 10 € pour un mois de VPN payant n'est pas négociable.

Installer le VPN avant le départ : non négociable

Trois jours avant le vol, vous ouvrez votre ordinateur et votre téléphone, et vous installez tout. Pas la veille au soir, pas à l'aéroport. Trois jours avant pour avoir le temps de tester sereinement.

Pourquoi avant et pas sur place

Le site d'ExpressVPN, de NordVPN, d'Astrill : tous bloqués depuis la Chine. L'App Store chinois (qui est différent de l'App Store français, lié à votre Apple ID) a retiré toutes les apps VPN il y a des années. Le Play Store Google n'est pas accessible non plus. Et les téléchargements directs (.dmg, .exe, .apk) sont filtrés par le firewall.

Récupérer un fichier d'installation depuis la Chine en passant par le VPN d'un proche resté en France reste possible, mais ça se compte en heures et ça n'aboutit pas toujours. La méthode propre, c'est trois jours avant le départ, à Paris, dans son canapé.

Les étapes concrètes

Sur l'ordinateur : créer un compte sur le site de l'éditeur, télécharger le client, lancer une connexion test sur un serveur asiatique (Tokyo, Singapour), vérifier que la navigation passe.

Sur le téléphone : télécharger l'application via l'App Store français ou le Play Store français, lancer une connexion, vérifier qu'aucune fuite DNS ne révèle votre vraie adresse IP (test rapide sur dnsleaktest.com).

Sur les deux : activer le kill switch. Sans cette coupure automatique, votre vraie adresse IP fuite à la moindre interruption du VPN, et certains sites le détectent.

Plusieurs appareils : prévoir la couverture

ExpressVPN autorise 8 connexions simultanées. NordVPN en autorise 10. Astrill 5. Pour un couple en voyage avec deux téléphones et deux ordinateurs, n'importe lequel suffit. Si vous voyagez à six avec liseuse, iPad et Switch en plus, vérifiez la limite avant.

Configurer le VPN pour qu'il tienne sur place

L'installation est faite, vous arrivez à Pékin Daxing, vous ouvrez le VPN. Premier essai : pas de réponse. Deuxième essai : connexion qui se coupe en 30 secondes. C'est normal. Le firewall vous tâte. Voici les bons réglages pour qu'il vous lâche.

Activer l'obfuscation (le mode furtif)

Cette option porte un nom différent selon l'éditeur. Chez ExpressVPN, c'est intégré au protocole Lightway, rien à activer. Chez NordVPN, il faut aller dans les paramètres et basculer sur "serveurs obfusqués". Sans ça, le VPN est détecté en deux minutes. Chez Astrill, c'est le protocole StealthVPN qu'il faut sélectionner.

Sans obfuscation, le VPN renvoie une signature reconnaissable par le firewall. Avec, le trafic VPN se fait passer pour du HTTPS classique.

Le kill switch obligatoire

Activé dès l'installation, vérifié sur place. Sans lui, une coupure VPN de 5 secondes peut révéler que vous tentez d'accéder à un site bloqué, et certains services réagissent en conséquence (Gmail bloque la session, X demande de se reconnecter).

Protocole : WireGuard ou OpenVPN

En 2026, WireGuard est devenu plus rapide qu'OpenVPN sur la plupart des serveurs. Pour la Chine spécifiquement, OpenVPN avec obfuscation reste plus discret. Si WireGuard décroche, basculez sur OpenVPN : vous perdez quelques mégabits, mais vous gagnez en stabilité, et c'est ça qui compte sur place.

Lightway (ExpressVPN), NordLynx (NordVPN) et StealthVPN (Astrill) sont les variantes propriétaires. Elles combinent souvent vitesse et obfuscation, et ce sont les protocoles à privilégier pour la Chine.

Quels serveurs essayer en priorité

L'ordre à essayer, du plus fiable au moins :

  1. Tokyo (latence faible, censure passe bien)
  2. Singapour (très stable, latence moyenne)
  3. Hong Kong (proche mais parfois identifié plus vite)
  4. Los Angeles (loin mais le trafic transpacifique reste fluide)

Évitez les serveurs européens depuis la Chine. La latence est insupportable et la coupure VPN plus fréquente. Évitez aussi les serveurs "spéciaux" type "obfuscated US" si l'éditeur n'est pas explicite sur leur fonctionnement en Chine.

Quand le VPN décroche : la trousse de secours

Ça arrive. Une coupure de dix minutes, parfois une journée entière. Voici l'ordre des réflexes à avoir.

Réflexe zéro : couper le WiFi de l'hôtel

Avant tout le reste, vérifiez sur quel réseau vous êtes. Sur la 4G de mon eSim, le VPN tient sans broncher. Dès que je me connecte au WiFi de l'hôtel, il décroche en cinq minutes. C'est arrivé tellement souvent que c'est devenu mon premier geste : couper le WiFi, repasser sur la 4G de l'eSim, le VPN revient sans rien toucher d'autre.

L'explication, en court : depuis 2017, les hôtels chinois sont obligés d'utiliser du matériel réseau approuvé par le gouvernement, qui inspecte le trafic beaucoup plus finement que le réseau cellulaire. Les signatures VPN, même obfusquées, sont détectées plus vite sur le WiFi de l'hôtel. Sur la 4G ou la 5G, c'est l'opérateur étranger de votre eSim qui route le trafic via Hong Kong ou un pays tiers, et ça passe entre les mailles.

Si vous voulez quand même utiliser le WiFi (pour préserver la batterie ou le quota data), activez le partage de connexion entre votre téléphone et votre ordinateur. Votre laptop passe alors par la 4G de l'eSim via le téléphone, sans toucher au WiFi de l'hôtel.

Premier réflexe : changer de serveur

Quitter Tokyo, prendre Singapour. Si Singapour plante, prendre Los Angeles. Les blocages sont souvent par serveur, pas par éditeur entier. Trois essais successifs résolvent 70 % des cas.

Deuxième réflexe : changer de protocole

Si vous tourniez sur WireGuard, basculer sur OpenVPN UDP. Si OpenVPN bloque, essayer OpenVPN TCP. Si rien ne passe, tenter le protocole maison de votre VPN (Lightway, NordLynx, StealthVPN selon l'éditeur).

Troisième réflexe : redémarrer

Quitter complètement l'application VPN, fermer aussi celle du téléphone si elle est différente, redémarrer le Wi-Fi, relancer l'application, reconnecter. Ça paraît bête. Ça marche dans 20 % des cas.

Le filet de sécurité : eSim avec itinérance internationale

C'est la trousse de secours qu'on néglige tous. Une eSIM internationale avec un forfait « Asie » route votre trafic via un serveur hors Chine, ce qui suffit souvent à ouvrir Gmail sans VPN. C'est devenu mon réflexe : j'utilise Saily, en Chine comme ailleurs, et je m'en sers encore aujourd'hui. Ça sauve les soirs où le VPN décroche et où je n'ai pas envie de batailler. Le comparatif des opérateurs, Holafly et Airalo compris, est dans le guide des eSIM.

Combien ça coûte un VPN pour la Chine en 2026

Les tarifs ci-dessous sont ceux relevés fin octobre 2026. Ils bougent plus vite que le reste de cette page : le marché du VPN vit en promotion permanente, et le prix barré d'un éditeur n'a presque jamais cours. Deux pièges s'ajoutent — certains affichent hors taxes, ce qui ajoute vingt pour cent en France, et le tarif le plus bas suppose toujours un engagement de deux ans. Pour un voyage, c'est la colonne « sans engagement » qui compte.

VPNSans engagementEngagement long, par moisAppareils
ExpressVPN~14 €~3 € sur 2 ans8
NordVPN~14 € TTC~3,60 € TTC sur 2 ans10
Astrill~28 €~11,50 € sur 2 ans5
Surfshark~13 €~2 € sur 2 ansillimité

Pour un voyage de 15 jours, l'abonnement mensuel est le bon choix : on résilie après. Pour une expatriation ou des voyages réguliers, l'annuel devient rentable dès le quatrième mois d'utilisation.

Surfshark a un prix imbattable en annuel, mais comme noté plus haut, sa fiabilité Chine n'est plus celle de 2023. À considérer comme un VPN secondaire, ou pour un voyage où on peut vivre sans Gmail trois jours.

La trousse de connectivité complète pour la Chine

Un VPN seul ne suffit pas. Pour un séjour serein, prévoir aussi :

  • Une eSim Holafly ou Airalo forfait "Asie" pour l'accès aux données mobiles sans abonnement chinois (voir le guide eSim dédié)
  • Alipay et WeChat Pay configurés avant le départ avec une carte Visa liée, parce que le paiement mobile règle 95 % des achats sur place
  • Un téléphone déverrouillé qui accepte les eSim (iPhone XS+, Pixel 4+, la plupart des Samsung récents)
  • Une batterie externe de 10 000 mAh minimum, parce que la batterie part vite quand VPN, eSim et données tournent en parallèle

Pour le reste, visa, transport, hébergement, la liste complète du budget Chine 15 jours regroupe tout en un seul endroit.

Cet article est mis à jour à mesure que les choses bougent et que vos retours arrivent. Si ces conseils vous sauvent une soirée sur place, c'est gagné. Si quelque chose a changé entre temps, l'email du blog est en bas de la page.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Quel VPN fonctionne vraiment en Chine en 2026 ?
ExpressVPN, Astrill et NordVPN restent les trois choix qui tiennent en 2026. ExpressVPN pour le grand public, Astrill pour les expats exigeants, NordVPN comme alternative abordable. Les trois doivent être installés avant l'arrivée en Chine.
Le VPN est-il légal pour un touriste en Chine ?
Toléré n'est pas autorisé, et la nuance compte. Le texte de 2017 interdit d'établir ou de louer une liaison transfrontalière non approuvée, en visant d'abord les entreprises, mais le règlement de sécurité publique permet de sanctionner un particulier, avec des amendes allant jusqu'à 15 000 yuans. Des cas existent en Chine, dont une amende de 1 000 yuans au Guangdong pour consultation de sites bloqués. Aucun cas publiquement documenté ne concerne un touriste étranger, ce qui fonde l'usage courant — mais une absence de cas connu reste une pratique d'application, pas une autorisation.
Peut-on utiliser un VPN gratuit en Chine ?
Non. Les VPN gratuits sont systématiquement bloqués par le Great Firewall, leur infrastructure est trop faible pour percer la censure, et beaucoup revendent vos données. Pour la Chine, prévoir un budget de 8 à 15 euros par mois sur un VPN payant éprouvé.
Faut-il installer le VPN avant le départ ou peut-on le faire sur place ?
Avant le départ, impérativement. Sur place, les sites des éditeurs (ExpressVPN, NordVPN, Astrill) sont bloqués, les App Store chinois ont retiré les applications VPN il y a des années, et les liens de téléchargement direct sont filtrés. À Paris c'est cinq minutes ; à Pékin c'est trois heures de galère.
Quels sites sont bloqués en Chine en 2026 ?
Tous les services Google (Gmail, Maps, Drive, YouTube), les réseaux Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp), X (Twitter), Reddit, la plupart des médias français, et certains outils SaaS occidentaux (Slack partiel, Notion intermittent). Bing, DuckDuckGo et iCloud passent sans VPN.
Que faire si le VPN ne fonctionne plus en Chine ?
Trois réflexes : changer de serveur (essayer Tokyo, Singapour, Hong Kong dans cet ordre), changer de protocole (passer d'OpenVPN à WireGuard ou inversement), désactiver puis réactiver l'obfuscation. Si rien ne marche, basculer sur une eSim Holafly qui contourne le Firewall via son itinérance internationale.
Pourquoi TikTok ne marche pas en Chine même avec un VPN actif ?
TikTok ne se contente pas de regarder votre adresse IP, il lit aussi le code pays de votre carte SIM. Même avec une eSim internationale ou un VPN connecté à Tokyo, votre téléphone reste détecté comme étant sur un réseau cellulaire chinois. TikTok ferme la porte parce que l'application internationale est absente du marché chinois (la version locale s'appelle Douyin). Aucun VPN ne contourne ce blocage. Le même mécanisme touche certaines applications bancaires françaises et Spotify selon le forfait.
Pourquoi mon VPN décroche dès que je passe sur le WiFi de l'hôtel ?
Depuis 2017, les hôtels chinois doivent utiliser du matériel réseau approuvé par le gouvernement, qui inspecte le trafic beaucoup plus finement que le réseau cellulaire. Les signatures VPN, même obfusquées, sont repérées plus vite sur ces WiFi. Sur la 4G ou la 5G d'une eSim internationale, l'opérateur étranger route le trafic via un pays tiers, et ça passe. La parade : revenir sur la 4G eSim quand le VPN doit absolument tenir, ou activer le partage de connexion entre téléphone et ordinateur.
Combien coûte un VPN pour deux semaines en Chine ?
Comptez 13 à 15 euros pour un mois sans engagement chez ExpressVPN ou NordVPN, le double chez Astrill, et deux à quatre euros par mois si l'on accepte un engagement de deux ans. Le plus rentable pour un voyage de 15 jours reste le mensuel, résiliable en un clic après le retour. Astrill, plus cher (15-20 €/mois), reste le choix pour ceux qui travaillent depuis la Chine.
ShadowRocket fonctionne-t-il vraiment mieux qu'un VPN classique ?
Sur place, oui, d'expérience. ShadowRocket est un client iOS qui utilise des protocoles conçus pour le Great Firewall (Shadowsocks, V2Ray, Trojan), souvent plus stables qu'un VPN commercial. Mais il demande de trouver un fournisseur de proxy fiable et la configuration n'est pas évidente. Pour un voyage de quelques semaines, un VPN comme ExpressVPN reste plus simple. ShadowRocket devient pertinent quand on revient en Chine régulièrement.

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