Chongqing : que faire dans la mégapole (2-3 jours)
Visiter Chongqing : illuminations nocturnes au bord des fleuves, hotpot piquant, ruelles escarpées. Que faire en 2 à 3 jours dans la mégapole verticale.

Dans cet article
Chongqing est la ville la plus verticale de Chine : une mégapole tentaculaire posée sur des collines à pic, au confluent du Yangtsé et du Jialing. Des gratte-ciel à perte de vue, des rues qui débouchent au dixième étage d'un immeuble, le hotpot le plus piquant du pays. On y est restés trois jours. Les images virales, on les a vues comme tout le monde. Mais ce qui reste, c'est l'ambiance : une ville en mouvement permanent, à une échelle qui dépasse tout ce qu'on avait croisé ailleurs.
Carte d'orientation : la presqu'île centrale au confluent des deux fleuves, et les sites dispersés autour.
- Jiefangbei, le cœur piéton
- Hongyadong, les maisons sur pilotis
- Chaotianmen / Raffles City, au confluent des fleuves
- Monorail de Liziba, la ligne 2 qui traverse l'immeuble
- Sentier de Huangjue et temple de Laojun Dong
- Ciqikou, le vieux bourg
- Gare de Chongqing Est, la plus grande du monde
Combien de jours, et quand venir
Deux jours et demi à trois, c'est le bon format. De quoi caler une soirée sur les illuminations du bord de l'eau, une demi-journée de balade vers un temple en hauteur, et beaucoup de flânerie dans les ruelles. Chongqing n'est pas une ville de monuments à cocher : c'est une ville d'ambiance, et c'est en marchant sans but qu'on la saisit le mieux.
Côté météo, on a eu chaud et lourd, l'air humide typique de cette cuvette du Sichuan, avec une seule matinée de vrai brouillard. Le printemps et l'automne restent les fenêtres les plus clémentes ; l'été est étouffant, Chongqing étant surnommée l'un des « fours » de la Chine. Pour caler la ville dans un parcours plus large, voir le guide des itinéraires en Chine.
L'itinéraire jour par jour
Voici le découpage qu'on a suivi, sans courir, et qui couvre l'essentiel en trois jours pleins. Tout se fait en métro et en DiDi, sans réservation à l'avance, sauf éventuellement le hotpot d'un soir si on tient à une adresse précise.
Jour 1 : arrivée et première soirée au bord de l'eau
L'après-midi, on débarque à la gare de Chongqing Est, et le choc commence là : on traverse un pont vers le centre, gratte-ciel à perte de vue. Déposer les bagages côté Jiangbei, dans le quartier de Guanyinqiao, puis prendre le temps de s'imprégner du coin : street food, la rue aux rangées de taxis jaunes devenue spot photo, les premières ruelles en pente.
Le soir, le grand moment. À la nuit tombée, filer au bord de l'eau : Hongyadong et ses maisons sur pilotis illuminées d'abord, puis marcher vers la pointe de Chaotianmen pendant que toute la rive s'embrase. Un samedi ou un jour férié chinois, viser Chaotianmen ou Jiangbeizui avant 20h30 (21h de mai à septembre) pour le spectacle de drones. Dîner sur place : un premier hotpot, ou l'un des salons installés dans les anciens abris anti-aériens.
Jour 2 : la nature le matin, les ruelles l'après-midi
Le matin, le sentier ancien de Huangjue, départ avant 9h pour devancer la chaleur. Ce vieux chemin pavé grimpe à flanc de colline jusqu'au temple taoïste de Laojun Dong, accroché à la pente avec une vue magnifique sur la skyline. Compter trois à quatre heures aller-retour, sans difficulté particulière. Déjeuner dans les petites échoppes en bas du sentier.
L'après-midi, retour vers le centre pour la ruelle de Shancheng, escalier-rue typique de la ville-montagne, puis la vieille rue de Huangjueya. Beaucoup de marche, d'escaliers, de vues cyberpunk au détour des ruelles : c'est le cœur de l'expérience Chongqing. Pour la traversée des fleuves en cabine, le téléphérique du Yangtsé (30 ¥) se cale bien à ce moment.
Le soir, le vrai hotpot local, le plus piquant, dans une adresse où les habitants font la queue avant l'ouverture. C'est le dîner-événement de la ville.
Jour 3 : Ciqikou, puis au choix selon le train
Le matin, Ciqikou tôt, avant l'afflux : l'entrée dans le bourg est gratuite, compter deux heures en s'enfonçant dans les ruelles adjacentes plutôt qu'en restant sur la rue principale, rénovée et commerciale. À l'entrée du bourg, le spectacle immersif « Chongqing 1949 » vaut une séance si l'horaire colle, détaillé plus bas.
Le reste de la journée dépend de l'heure du train. Plusieurs options à la carte : le monorail de Liziba pour la photo de la rame qui traverse un immeuble d'habitation, un dernier point de vue sur la ville, ou simplement traîner dans des ruelles encore non vues. Garder de la marge, Chongqing est vaste et le trafic dense.
Jour 4 optionnel : Wulong
Si le programme le permet, une journée entière à Wulong, détaillée juste en dessous, ajoute un contraste karstique spectaculaire au séjour urbain.
Excursion à Wulong : les Trois Ponts naturels (J4 optionnel)
Wulong est à 2 h 30 à 3 heures de Chongqing en train, et mérite d'y consacrer une journée si le programme le permet. Le site est peu fréquenté par les Occidentaux, peu traduit en anglais sur place, mais les formations karstiques autour du bourg font partie du patrimoine mondial UNESCO (Karst de Chine du Sud) depuis 2007.
Le clou du site s'appelle Tian Sheng San Qiao, les Trois Ponts naturels : trois arches de calcaire monumentales, parmi les plus grandes du monde, creusées par l'érosion au-dessus d'un canyon encaissé. J'avais vu des photos et je craignais de retrouver un karst interchangeable après Zhangjiajie. En réalité, l'échelle est déconcertante : les arches font 250 à 280 mètres de hauteur, et c'est en descendant à pied dans le fond du canyon qu'on les mesure vraiment. La descente dure quarante minutes, sans aucune difficulté, et c'est une des plus belles marches du circuit.
À quelques kilomètres, la Grotte de Furong (芙蓉洞, Fúróng Dòng) est une des plus grandes grottes ornées de Chine : 2,5 kilomètres de couloirs, stalactites massives, lumière travaillée. Honnêtement, j'aurais sacrifié la grotte pour passer plus de temps dans le canyon. Mais les deux en une journée sont faisables si on part tôt.
Prix indicatifs 2026 : les zones ne sont pas compactes. Des navettes internes payantes (50-60 ¥) relient les sites. Entrée Tian Sheng San Qiao environ 120 ¥, Grotte de Furong 80 ¥, budget total autour de 250-300 ¥ tout compris, repas en sus. Partir de Chongqing avant 8h et prévoir la journée entière, pas une demi-journée.
Vaut-il le détour ? Pour qui a déjà fait Zhangjiajie : oui, comme variation karst plus intime et moins fréquentée. Pour qui n'a pas fait Zhangjiajie : encore plus oui. Dans les deux cas, c'est parmi les plus beaux décors naturels qu'on verra en dehors des grandes villes chinoises.
L'effet vertical : le choc en arrivant
Le premier choc, c'est l'arrivée. On débarque à la gare de Chongqing Est, ouverte en juin 2025 et tout simplement la plus grande gare du monde : 1,2 million de mètres carrés, cinq fois Grand Central. On traverse un pont, et là, des gratte-ciel se déploient à perte de vue sur les crêtes. C'est vertigineux. La nuit, ça devient irréel.
La verticalité est partout. Des tours plantées dans des pentes à pic, des rues qui passent en surplomb, et cette curiosité très chongqingnaise : on entre dans un immeuble par le rez-de-chaussée d'une rue et on ressort dix étages plus haut sur une autre rue, de plain-pied. Le monorail de Liziba, la ligne 2 qui s'enfonce dans les étages d'une tour d'habitation avant d'en ressortir de l'autre côté, et les téléphériques au-dessus des fleuves font le tour des réseaux. Une plateforme gratuite, en contrebas de la station, sert à photographier la rame qui sort de l'immeuble. Honnêtement, ça vaut surtout pour ça : on ne les a pas pris et on n'a rien manqué d'essentiel. Le téléphérique du Yangtsé est le plus accessible si l'envie s'en présente : 30 CNY en simple, 50 CNY aller-retour, quatre minutes de traversée avec une belle vue sur la skyline. La vraie sensation de verticalité, en revanche, on la vit gratuitement, juste en marchant.

Le bord de l'eau, à la nuit tombée
C'est le moment fort de Chongqing. À la nuit tombée, ce n'est pas un bâtiment qui s'illumine, c'est toute la rive : des dizaines de tours se couvrent de lumières mouvantes et d'animations, des deux côtés de l'eau, et les ponts s'y mettent aussi. L'enchevêtrement de maisons sur pilotis de Hongyadong, au bord du Jialing, reste le cliché obligé, bondé mais saisissant. À la pointe de la presqu'île, à Chaotianmen, là où le Jialing vert se mêle au Yangtsé boueux, les tours-voiles de Raffles City et leur passerelle horizontale ajoutent leur part au spectacle. Mais l'effet ne tient à aucun point précis : c'est le mur de gratte-ciel entier qui s'embrase, sur les deux rives à la fois. Je n'ai vu ça nulle part ailleurs en Chine.


Les balades qui valent vraiment
Le sentier de Huangjue et le temple de Laojun Dong
Au-delà des images nocturnes, c'est en hauteur et dans les ruelles que j'ai le plus aimé cette ville. Le sentier ancien de Huangjue, un vieux chemin pavé qui grimpe à flanc de colline, mène au temple taoïste de Laojun Dong, accroché à la pente avec une vue magnifique sur la ville. C'est la plus belle balade qu'on ait faite ici, à mille lieues de l'agitation du centre.

Shancheng, Huangjueya et l'art de flâner
Dans le même esprit, la ruelle de Shancheng, escalier-rue typique de la « ville-montagne », est très jolie même si un peu touristique, et la vieille rue de Huangjueya se prête bien à la flânerie. Près de notre quartier, vers Jiangbei, un coin plus jeune et un peu hipster s'est greffé autour de la rue devenue célèbre pour ses rangées de taxis jaunes et son spot photo. Le vrai conseil pour Chongqing tient en un mot : flâner. Petites rues, escaliers, échoppes de street food, vues cyberpunk au coin d'une ruelle ancienne. On la comprend mieux à pied qu'en cochant une liste de spots.

Ciqikou : à connaître, sans trop en attendre
Le vieux bourg de Ciqikou est sur toutes les listes, et c'est là qu'il faut ajuster ses attentes. Comme beaucoup de « vieilles rues » en Chine, il a été entièrement rénové et tourné vers le commerce touristique : joli, mais on est loin du charme d'autrefois préservé. L'entrée dans le bourg est gratuite, et pour l'atmosphère, mieux vaut s'enfoncer dans les ruelles adjacentes que suivre la foule sur la rue principale.
Le vrai morceau de bravoure se joue à l'entrée du bourg, dans le Grand Théâtre de Chongqing 1949. C'est l'une des plus grandes salles de spectacle couvertes du monde, 1 500 places, et une partie des gradins, les zones A et B, pivote à 360° pour suivre l'action sur plusieurs scènes à la fois. Pendant environ soixante-quinze minutes, le spectacle « Chongqing·1949 » raconte la ville à la veille de sa libération en 1949 et le sort des prisonniers communistes de Zhazidong et Baigongguan. Le ton est patriotique et grandiloquent, très chinois, mais la machinerie scénique et l'échelle valent vraiment le coup d'œil. C'est souvent complet le week-end, mieux vaut réserver.

Le hotpot, religion locale
Chongqing est la capitale du hotpot, et son piment est une affaire sérieuse. Les marmites rouges fument à tous les coins de rue, et le bouillon par défaut décape. Pour ne pas y laisser son palais, on peut commander un yuanyang, la marmite séparée en deux, moitié piquant moitié doux, ou demander un niveau de piment plus bas. Mais le piment, ici, n'est pas une option, c'est l'identité même de la cuisine : il faut goûter au moins une fois la version locale, ne serait-ce que pour comprendre de quoi on parle. Côté budget, compter entre 50 et 100 yuan par personne dans un petit local sans fioriture, jusqu'à 150-200 yuan dans un établissement plus installé. Les meilleures adresses sont souvent les plus simples : celles où les locaux font la queue dehors avant même l'ouverture.
Où dormir : un piège à connaître
On logeait du côté de Jiangbei, un quartier un peu excentré mais très vivant, plein de street food, de petits restaurants et de vie locale, à deux pas du coin jeune et de son spot à taxis jaunes. Une bonne base, loin de l'agitation pure du centre. Dans le quartier même, à Guanyinqiao, d'anciens abris anti-aériens creusés dans la roche ont été reconvertis en adresses de hotpot et salons de thé : au frais, originaux, et en accès libre. Une expérience autrement plus marquante qu'une terrasse ordinaire.

Un point important sur l'hébergement à Chongqing. La ville regorge de chambres « wow » qui pullulent sur les réseaux : vues plongeantes sur la skyline, déco ultra-moderne, parfois une piscine dans la chambre. Beaucoup se trouvent dans les tours d'habitation du centre, et tout n'est pas ce que ça paraît. Une partie n'est pas un véritable hôtel mais un particulier qui aménage un logement. C'est tentant et souvent bon marché, mais il faut savoir qu'on n'y trouvera pas forcément le standard d'un établissement professionnel : accueil, ménage, accès. Plusieurs voyageurs se retrouvent à entrer par un immeuble mal entretenu, sans réception ni personnel. Rien de dramatique, mais mieux vaut le savoir avant de réserver sur une simple photo. Pour les prix à Guanyinqiao, compter à partir de 120-150 yuan la nuit (15-18 €) pour un hôtel fonctionnel correct, et 400-600 yuan pour quelque chose de plus confortable. La gamme intermédiaire offre le meilleur rapport : emplacement central, personnel présent, sans payer la vue sur réseaux.
Se déplacer
Le métro grimpe et plonge à travers la ville, spectaculaire en soi, mais il ne dessert pas tout. Pour le reste, on a roulé en DiDi quasi systématiquement : peu cher, pratique pour atteindre les coins sans métro. Petite mise en garde, à Chongqing on conduit vite et franchement : certaines courses tiennent de l'attraction à sensations. Ça fait partie du folklore.
Comment venir
Chongqing est un grand carrefour ferroviaire. Depuis Zhangjiajie, compter environ 5 h 30 en train à grande vitesse pour bifurquer vers le Sichuan. Chengdu n'est qu'à une heure, ce qui permet d'enchaîner les deux. Vers Pékin, sept heures, en première classe autour de 150-180 € (le trajet le plus cher de notre circuit, détaillé dans le budget d'un voyage en Chine). Les détails de classes et de réservation sont dans le guide du train à grande vitesse. Depuis les gares, le métro rejoint le centre.

Prix et infos pratiques en 2026
Tout se règle au mobile via Alipay ou WeChat Pay, et les tarifs restent dérisoires.
| Élément | Tarif 2026 |
|---|---|
| Téléphérique du Yangtsé | 30 ¥ l'aller, 50 ¥ aller-retour (8h-22h) |
| Métro | 2 à 10 ¥ selon la distance, pass journée 18 ¥ |
| Monorail de Liziba | prix d'un ticket de métro |
| Ciqikou (rue principale) | gratuit |
| Spectacle de drones | gratuit (vérifier le programme) |
| Hotpot | compter 60 à 120 ¥ par personne |
| Course DiDi en ville | quelques euros |
À savoir avant de partir
Réserver une chambre sur une simple photo. Les logements « wow » des tours du centre font rêver sur les réseaux, mais une partie sont des appartements de particuliers, sans réception ni service. Vérifier qu'il s'agit d'un vrai établissement avant de payer.
Attendre de Ciqikou une vieille ville authentique. C'est joli, mais rénové et commercial. Le vrai charme est ailleurs, dans les ruelles que personne ne photographie.
Venir en plein été. La cuvette de Chongqing est l'une des plus chaudes et moites de Chine en juillet-août. Le printemps et l'automne sont nettement plus supportables.
Compter sur le spectacle de drones sans vérifier. Il n'a lieu que le samedi (et les jours fériés), peut être annulé sur météo, et commence à 20h30 précises en hiver. Arriver en avance pour une bonne place.
Sous-estimer le piment. Le hotpot local décape vraiment ; demander un bouillon moitié doux quand on n'est pas sûr.
Pour les formalités d'entrée en Chine, les exigences de visa et les avis sécurité à jour, consulter les conseils aux voyageurs de France Diplomatie.
Ce qui surprend
Chongqing est une ville de paradoxes, et c'est là sa vraie réussite. On part marcher en forêt le matin pour rejoindre un temple sur une colline, on traîne l'après-midi dans des ruelles à dénicher de la street food, et on finit la soirée devant un spectacle de drones, face à une muraille de gratte-ciel. Ce grand écart d'une journée à l'autre, c'est ce que j'ai préféré ici.
On y croise encore peu d'Occidentaux. Les gens sont accueillants, directs, et parlent encore plus fort que dans le reste du pays. Sur les petites places à l'ombre des arbres, les anciens jouent aux cartes et aux dames. C'est cette atmosphère qui fait de Chongqing une des meilleures surprises d'un circuit chinois.

Pour aller plus loin
Questions fréquentes
- Combien de jours pour visiter Chongqing ?
- Deux jours et demi à trois suffisent pour l'essentiel : une soirée sur les illuminations du bord de l'eau (Hongyadong, Raffles City à Chaotianmen), une demi-journée pour le sentier ancien de Huangjue et son temple taoïste, le reste à flâner dans les ruelles et la street food. Chongqing se savoure surtout par son atmosphère, pas par une liste de monuments.
- Que voir absolument à Chongqing ?
- Les illuminations nocturnes du bord de l'eau (Hongyadong, les tours Raffles City au confluent du Yangtsé et du Jialing, les ponts éclairés), le sentier ancien de Huangjue jusqu'au temple taoïste de Laojun Dong avec sa vue sur la ville, la ruelle de Shancheng, et un vrai hotpot local. Le monorail de Liziba et les téléphériques sont surtout des spots photo, pas indispensables.
- Le hotpot de Chongqing est-il vraiment trop piquant ?
- Oui, c'est la capitale chinoise du hotpot et le piment y est plus fort qu'ailleurs, dans presque toutes les rues. On peut commander un bouillon partagé moitié piquant, moitié doux (yuanyang), ou demander « 微辣 » (wēi là, peu piquant). Goûter au moins une fois reste un passage obligé, c'est l'âme culinaire de la ville.
- Comment venir à Chongqing en train ?
- Chongqing est un grand nœud ferroviaire. La gare de Chongqing Est, ouverte en juin 2025, est la plus grande gare du monde. Depuis Zhangjiajie, environ 5 h 30 en train à grande vitesse ; Chengdu est à 1 h ; Pékin se rejoint en 7 heures (première classe autour de 150-180 €). Métro depuis les gares jusqu'au centre.
- Ciqikou vaut-il le détour à Chongqing ?
- En partie. Le vieux bourg de Ciqikou est joli mais entièrement rénové et très commercial, comme beaucoup de « vieilles rues » chinoises : ne pas s'attendre au charme d'autrefois. Ce qui vaut vraiment le détour, c'est plutôt le spectacle immersif « Chongqing 1949 » à l'entrée du bourg, joué dans une salle aux gradins tournants à 360°, et les ruelles adjacentes loin de la rue principale. Pour l'atmosphère réelle, mieux vaut se perdre dans ces ruelles et suivre les locaux.
- Quelle est la meilleure saison pour visiter Chongqing ?
- Le printemps (mars-mai) et l'automne (octobre-novembre). Chongqing fait partie des « fournaises » de Chine : l'été y est étouffant, chaud et très humide, souvent au-dessus de 35 °C en juillet-août. L'hiver reste doux mais gris et brumeux, ce qui voile les panoramas. Aux mi-saisons, la ville est plus respirable et les illuminations nocturnes se profitent sans la moiteur.
- Où dormir à Chongqing ?
- Le quartier de Jiefangbei, en plein centre de la presqu'île, est le plus pratique : animé, à distance de marche de Hongyadong et du bord de l'eau. Pour la vue sur la skyline, la rive sud (Nanbin Road) offre le meilleur panorama nocturne sur les gratte-ciel d'en face. Rester près d'une ligne de métro simplifie tout, la ville étant très verticale et étendue.
- Faut-il aller voir les sculptures rupestres de Dazu depuis Chongqing ?
- Oui, si l'on a une journée de rab et un intérêt pour l'art religieux. Les sculptures rupestres de Dazu, classées à l'UNESCO, réunissent des milliers de statues bouddhistes, taoïstes et confucéennes taillées dans la roche entre le IXe et le XIIIe siècle. Elles se trouvent à environ 1 h 30 à l'ouest de Chongqing, accessibles en train à grande vitesse puis navette. Moins spectaculaires en photo que la ville, mais d'une finesse rare.
- Le monorail de Liziba et les téléphériques valent-ils le coup à Chongqing ?
- Ce sont surtout des attractions photo, pas des étapes majeures du séjour. Le monorail de Liziba (ligne 2) traverse littéralement un immeuble d'habitation, curiosité à voir depuis la plateforme prévue en contrebas plutôt que depuis la rame. Le téléphérique du Yangtsé, ancienne ligne de transport reconvertie, offre une jolie traversée du fleuve, mais avec des files aux heures de pointe. Sympa en complément, pas une raison de venir.
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