Lijiang : la cité naxi au pied du Dragon de Jade
Le droit d'entretien de 50 ¥, la réservation du téléphérique à 20 h sept jours avant, et pourquoi Shuhe et Baisha valent mieux que Dayan en journée.

Dans cet article
Certains liens de cette page peuvent être rémunérés. Un achat effectué via l'un d'eux peut nous rapporter une commission, sans surcoût pour vous.
Lijiang tient au pied d'une montagne de 5 596 mètres, à 2 400 mètres d'altitude, et sa vieille ville de bois et de canaux est classée au patrimoine mondial depuis 1997. C'est le point fort culturel du Yunnan, et son plus fréquenté.
Elle se mérite doublement. Le trajet depuis Kunming demande quatre à cinq heures de train, et la montagne qui la domine impose une réservation que beaucoup ratent faute de savoir comment elle fonctionne.
Trois vieilles villes s'échelonnent du sud au nord, de Dayan à Baisha, avant la montagne du Dragon de Jade. Les gorges du Saut du Tigre sont bien plus loin : c'est une excursion, pas une demi-journée.
- Dayan, la vieille ville
- Shuhe
- Baisha
- La montagne du Dragon de Jade
- Les gorges du Saut du Tigre
- La gare de Lijiang
Pourquoi s'y arrêter
Une ville naxi, pas une ville han
Lijiang est le centre historique des Naxi. Leur langue s'écrivait encore récemment en pictogrammes dongba, l'un des derniers systèmes de ce type au monde. Cette origine se lit dans l'architecture, dans les toits, dans l'organisation des cours. Elle distingue la ville de tout ce qu'on voit ailleurs en Chine.
Un réseau d'eau, pas une grille
Le cœur ancien, qu'on appelle Dayan, n'a pas le plan orthogonal des villes impériales. Il suit les canaux, dérivés d'une source au nord, qui se ramifient jusque dans les cours des maisons. On s'y perd, c'est le principe, et c'est ce qui le rend agréable une fois les groupes partis. Ce tracé n'a rien d'un caprice pittoresque : il vient d'un système d'irrigation ancien qui amenait l'eau d'une source du nord jusqu'aux cours des maisons, et chaque habitation disposait autrefois de trois puits en enfilade, l'un pour boire, le deuxième pour laver les légumes, le troisième pour la lessive.
Une base, pas seulement une étape
La ville sert de camp de base pour la montagne du Dragon de Jade, pour les gorges du Saut du Tigre et pour la route de Shangri-La. Rarement moins de deux nuits. Souvent trois.
Y aller, et par quelle gare
Depuis Kunming, et le piège de la gare
Quatre à cinq heures de train, avec des départs échelonnés de huit heures à dix-sept heures. Le piège tient au point de départ : la plupart de ces trains partent de la gare de Kunming et non de Kunming Sud, qui est pourtant la gare à grande vitesse que l'on prend par défaut dans cette ville. Vérifier le nom exact sur le billet. L'erreur ne se rattrape pas.
Depuis Dali, l'enchaînement naturel
Une heure et demie à deux heures et demie séparent les deux villes, ce qui en fait la liaison la plus commode de la province. Kunming à Dali demande deux à trois heures, ce qui permet de faire les trois d'affilée sans jamais passer une journée entière en transport.
Vers Shangri-La, une heure
La ligne a ouvert en novembre 2023 et met Shangri-La à une heure. Les modalités de réservation sont les mêmes que partout, détaillées dans le guide du train à grande vitesse.
De la gare à la vieille ville
La gare de Lijiang se trouve à environ sept kilomètres au sud de la porte sud de Dayan. Le bus 18 rejoint directement le marché Zhongyi, en plein cœur ancien, ce qui évite de négocier une course à l'arrivée.
Le droit d'entretien, ce qu'il est vraiment
Cinquante yuans, valables un an
La ville prélève un droit d'entretien de la vieille ville, fixé à 50 ¥, environ 7 euros. Il est valable trois cent soixante-cinq jours et couvre les trois ensembles anciens : Dayan, Shuhe et Baisha. Ce n'est pas un billet d'entrée. C'est un abonnement.
Où il est réellement contrôlé
Nulle part dans les ruelles. Le contrôle se fait à deux endroits : l'entrée de l'étang du Dragon noir, et celle de la montagne du Dragon de Jade. Beaucoup de visiteurs marchent deux jours sans jamais le présenter.
La conséquence pratique est simple : qui ne compte visiter ni l'un ni l'autre n'a matériellement pas à l'acquitter, mais qui veut monter à la montagne doit l'avoir en poche avant de se présenter.
Il a baissé, et c'est récent
Le tarif était de 80 ¥ jusqu'au 1er janvier 2019, date à laquelle il est passé à 50 ¥ tandis que sa validité passait d'une semaine à une année pleine. Les guides plus anciens que cette réforme donnent donc un chiffre faux et une règle fausse.
Dayan, la vieille ville
Ce qu'on y voit
Un dédale de ruelles pavées. Des ponts par dizaines, des maisons de bois à cour, et l'eau partout. Le tout au pied d'un sommet enneigé visible de presque n'importe quelle place, ce qui donne à la ville une toile de fond que peu d'endroits peuvent égaler.
Ce qui l'abîme
La saturation commerciale est réelle. Personne n'a intérêt à la minimiser : sur les axes principaux, les boutiques se ressemblent toutes et vendent les mêmes objets, tandis que les enceintes crachent la même musique d'un bout à l'autre de la rue. C'est le prix du succès. Un classement au patrimoine mondial doublé d'un accès ferroviaire se paie comme ça.
L'heure change tout
Avant neuf heures, les ruelles appartiennent aux habitants et aux livreurs, l'eau des canaux s'entend, et les cours ouvertes se laissent regarder. Après vingt-deux heures, une fois les groupes rentrés, la ville retrouve une seconde fois quelque chose d'elle-même.
Entre les deux, être ailleurs.
Shuhe et Baisha, les deux échappatoires

Shuhe, la version calme
À quelques kilomètres au nord de Dayan, Shuhe est bâtie du même bois, traversée des mêmes canaux, et nettement moins fréquentée. Elle donne une idée assez juste de ce qu'était Lijiang avant que le tourisme de masse ne s'en empare.
Baisha, la plus modeste
Plus loin encore, Baisha est un village plutôt qu'un bourg, réputé pour ses fresques murales anciennes. C'est celle des trois qui ressemble le moins à une galerie marchande, et celle où l'on croise le plus d'habitants vaquant à autre chose qu'au commerce.
Le droit d'entretien les couvre
Les trois ensembles relèvent du même droit de 50 ¥, ce qui rend l'excursion gratuite une fois celui-ci acquitté. Une demi-journée suffit pour les deux en véhicule. Une journée si l'on flâne.
La montagne du Dragon de Jade

Cinq mille cinq cent quatre-vingt-seize mètres
Le sommet du Yulong Xueshan culmine à 5 596 mètres et n'a jamais été gravi officiellement. Il n'est en tout cas pas accessible aux visiteurs : ce qui se visite, ce sont les plateaux et les prairies de son versant, desservis par trois téléphériques distincts.
La réservation, le vrai obstacle
C'est ici que les séjours se gâtent, et la mécanique mérite d'être connue à l'avance. Les billets sortent sept jours avant, à vingt heures, sur le mini-programme WeChat du groupe touristique de Lijiang, qui est le canal officiel pour un visiteur individuel. En haute saison, le grand téléphérique part en quelques minutes. Cette rareté organisée n'est pas un défaut d'organisation mais une limite volontaire : le site plafonne le nombre de montées quotidiennes pour ménager un écosystème d'altitude fragile, ce qui explique à la fois la difficulté d'obtenir un billet et l'inutilité d'espérer en acheter sur place.
La réservation est nominative et contrôlée par reconnaissance faciale à l'entrée. Une même pièce d'identité ne peut acheter qu'une fois par période de quatre-vingt-dix jours, disposition qui vise les revendeurs.
Cette règle des vingt heures et des sept jours n'est pas propre à Lijiang : c'est le régime de réservation des grands sites chinois, détaillé dans le guide dédié à la réservation des billets.
Les trois téléphériques
Celui du parc des Glaciers est le grand, 140 ¥, et il monte à 4 506 mètres. Celui de la prairie des Épicéas vaut 60 ¥, celui de la prairie des Yaks 65 ¥, et tous deux restent à des altitudes beaucoup plus clémentes.
| Téléphérique | Altitude atteinte | Prix |
|---|---|---|
| Parc des Glaciers, le grand | 4 506 m | 140 ¥ |
| Prairie des Yaks, le moyen | 3 700 m | 65 ¥ |
| Prairie des Épicéas, le petit | 3 240 m | 60 ¥ |
| Entrée du site, à ajouter dans tous les cas | — | 100 ¥ |
L'entrée du site s'ajoute à ces montants, et le droit d'entretien de la vieille ville se vérifie au même endroit.
Le grand téléphérique, ce qu'il impose
Deux mille mètres de dénivelé en une vingtaine de minutes de cabine. Sans aucune acclimatation. L'essoufflement est immédiat, et il est normal. La passerelle qui monte encore un peu au-dessus de la station se parcourt lentement, et les bouteilles d'oxygène vendues sur place ne sont pas un gadget touristique.
La vallée de la Lune bleue
Au pied du massif, une succession de bassins d'un turquoise très saturé, dû au calcaire en suspension. Elle se combine avec la montagne dans la même journée. Aucune réservation séparée n'est nécessaire.
L'altitude, prise au sérieux
Lijiang est déjà en altitude
La ville se tient autour de 2 400 mètres. Ce n'est pas assez pour incommoder la plupart des gens, mais assez pour que l'effort soit plus pénible qu'au niveau de la mer, et pour que la première nuit soit parfois hachée.
L'ordre du circuit compte
Ne pas arriver directement à Shangri-La, qui se tient entre 3 100 et 3 300 mètres : le passage brutal depuis une ville basse expose au mal d'altitude. Commencer par Kunming ou Dali, puis Lijiang, puis Shangri-La donne au corps le temps de suivre.
Le soleil, sous-estimé
Les ultraviolets sont nettement plus forts en altitude, et le ciel du Yunnan est souvent dégagé. Chapeau et protection solaire ne sont pas des précautions excessives. La température chute en revanche très vite au coucher du soleil, ce qui impose de s'habiller en couches plutôt qu'en une seule épaisseur.
À table
La cuisine naxi
Plus douce que celle du Sichuan voisin. Elle tourne autour du porc séché, des galettes de blé cuites sur plaque, des légumes de montagne et du fromage de chèvre grillé, qui surprend dans un pays qui consomme peu de laitages.
Les champignons, la vraie règle
Le Yunnan est la province des champignons sauvages et en tire une fierté justifiée. Mais une partie des espèces locales est toxique et les intoxications sont courantes chaque été, au point que les hôpitaux de la province publient des rappels saisonniers. Au restaurant le risque est maîtrisé par la cuisson et par l'habitude ; ramassés soi-même, ils ne le sont pas.
Les circuits anormalement bon marché
Les excursions organisées vendues très en dessous du prix du marché se financent sur des arrêts commerciaux imposés, en bijouterie de jade notamment. Ce n'est pas illégal, c'est simplement autre chose que ce qui a été acheté.
Les Naxi, et ce qu'il en reste
Une écriture qui n'a pas d'équivalent
Les Naxi ont conservé jusqu'au XXᵉ siècle une écriture en pictogrammes, le dongba, dans laquelle un caractère figure encore visiblement ce qu'il désigne — un œil ressemble à un œil, une montagne à une montagne. C'est le dernier système de ce type resté en usage vivant dans le monde, et il ne servait pas à écrire des lettres ou des contrats mais les textes rituels d'une religion propre à ce peuple.
Il ne se lisait pas comme un alphabet. Les signes servaient d'aide-mémoire à des officiants qui connaissaient déjà le texte.
Une société qui déroutait les voyageurs
Les Naxi ont longtemps intrigué les observateurs étrangers par une organisation familiale où la transmission et l'autorité domestique ne passaient pas par les mêmes voies qu'en Chine han. Les Mosuo, groupe apparenté installé plus au nord autour du lac Lugu, poussent ce trait beaucoup plus loin encore, et c'est d'eux que viennent la plupart des récits que l'on lit à ce sujet.
Ce qu'on en voit aujourd'hui
Honnêtement, peu de choses dans les rues commerçantes. Les caractères dongba y servent surtout de décoration sur des objets vendus aux visiteurs. Le musée de la culture dongba, au nord de la ville près de l'étang du Dragon noir, est l'endroit qui traite le sujet sérieusement, et c'est aussi l'un des rares points de Dayan où l'on est tranquille. La comparaison vaut d'être faite avec ce qu'on lit ailleurs : là où les boutiques réduisent le dongba à un motif graphique vendu sur des carnets et des tee-shirts, le musée montre des manuscrits rituels, explique à quoi ils servaient et rappelle que le nombre de personnes capables de les lire se compte aujourd'hui en dizaines.
Les gorges du Saut du Tigre
Ce que c'est
Une entaille de quinze kilomètres creusée par le Yangtsé entre deux massifs de plus de cinq mille mètres, à une soixantaine de kilomètres au nord de Lijiang. L'une des gorges les plus profondes du monde. On n'y va pas pour regarder : on y marche.
Le sentier du haut
Il se parcourt en deux jours, avec une nuit en auberge à flanc de falaise. C'est la randonnée la plus connue de Chine. Elle ne demande aucune technique particulière, de bonnes jambes suffisent. Le dénivelé se concentre sur une série de lacets que tout le monde appelle les vingt-huit virages.
Ce qu'il faut savoir avant
Le sentier n'est pas balisé comme un chemin de grande randonnée européen. Les auberges le jalonnent et servent de repères, l'eau se trouve, et le passage se fait dans un seul sens par commodité. Ce balisage informel tient à l'histoire du lieu : le sentier était un chemin muletier avant d'être une randonnée, et ce sont les familles installées le long du tracé qui ont ouvert les premières chambres, bien avant qu'une agence ne s'y intéresse. La saison des pluies rend en revanche certains passages glissants, et les éboulements ne sont pas rares. Se renseigner sur l'état du sentier avant de partir n'a rien d'excessif.
Où dormir
Dans Dayan, pour les deux heures qui comptent
Les cours anciennes transformées en auberges sont nombreuses, et le rapport qualité-prix est bon. Dormir là est la seule façon d'avoir la ville à soi tôt le matin et tard le soir. C'est tout l'intérêt du séjour.
Le revers est sonore. Les rues à bars concentrent une animation qui ne s'arrête pas tôt, et une chambre sur cour vaut mieux qu'une chambre sur rue.
À Shuhe, pour le calme
C'est l'arbitrage inverse. On perd les ruelles de Dayan à la porte de l'hôtel, on gagne des nuits silencieuses et un bourg qui ne se vide pas de ses habitants. Quelques kilomètres, pas plus.
Ce qu'il faut vérifier
Beaucoup de ces maisons anciennes sont belles et mal isolées. En hiver, la question du chauffage se pose sérieusement, et l'humidité des cours se ressent. Demander avant de réserver. Ça évite une mauvaise nuit.
Combien de temps rester
Trois jours, la durée pratiquée
Une journée pour la montagne et la vallée de la Lune bleue, une pour Shuhe et Baisha, une pour Dayan aux heures creuses. C'est le découpage de ceux qui ne courent pas.
Deux jours si la montagne saute
Renoncer au Dragon de Jade est un arbitrage défendable, vu la difficulté de réservation et le coût cumulé. La ville et ses deux bourgs voisins tiennent très bien sur deux jours.
Quand venir
Le printemps et l'automne
De mars à mai et de septembre à novembre, le ciel est le plus souvent dégagé, ce qui compte énormément ici puisque la montagne disparaît derrière les nuages une grande partie de l'été. Les températures y sont douces et les nuits fraîches.
L'été, la saison des pluies
Juin à août apportent la mousson et une couverture nuageuse fréquente, qui masque le sommet des jours entiers. C'est aussi la haute saison chinoise, donc la plus chère et la plus dense.
L'hiver, dégagé mais froid
Décembre à février offrent la meilleure visibilité sur le massif enneigé et la plus faible fréquentation. Les nuits descendent sous zéro. Les maisons anciennes chauffent mal.
Les erreurs à éviter
Découvrir la réservation sur place
C'est l'erreur qui coûte le plus cher, parce qu'elle est irrattrapable : à sept jours d'avance et vingt heures, un voyageur déjà arrivé à Lijiang a presque toujours manqué la fenêtre.
Ne dormir qu'une nuit
Une seule nuit à Dayan revient à ne voir la ville qu'aux heures où elle est le moins intéressante, puisque l'arrivée et le départ mangent les deux créneaux calmes.
Confondre les deux gares de Kunming
Le train pour Lijiang part le plus souvent de la gare de Kunming, pas de Kunming Sud. Les deux gares sont loin l'une de l'autre. L'erreur se paie en billet perdu.
Monter à 4 500 mètres au pas de charge
L'altitude ne se négocie pas par la volonté. Marcher lentement sur la passerelle, s'asseoir si le souffle manque, et renoncer sans état d'âme si la tête tourne : c'est le seul protocole qui vaille.
Questions fréquentes
- Faut-il payer pour entrer dans la vieille ville de Lijiang ?
- Il existe un droit d'entretien de 50 ¥, environ 7 euros, valable 365 jours et couvrant Dayan, Shuhe et Baisha. Il n'est pas contrôlé dans les ruelles : on le présente à l'entrée de l'étang du Dragon noir et à celle de la montagne du Dragon de Jade. Beaucoup de visiteurs ne le paient donc qu'au moment où un site le réclame.
- Comment aller à Lijiang depuis Kunming ?
- En train, en quatre à cinq heures, avec des départs de 8 h à 17 h. Attention au piège : la plupart partent de la gare de Kunming et non de Kunming Sud, qui est la gare à grande vitesse habituelle. La gare de Lijiang se trouve à environ sept kilomètres au sud de la porte sud de la vieille ville, et le bus 18 rejoint directement le marché Zhongyi, au cœur de Dayan.
- Comment réserver la montagne du Dragon de Jade ?
- Par le mini-programme WeChat du groupe touristique de Lijiang, qui est le canal officiel pour les visiteurs individuels. Les billets du grand téléphérique sortent sept jours à l'avance à vingt heures et partent en quelques minutes en haute saison. La réservation est nominative, contrôlée par reconnaissance faciale, et une même pièce d'identité ne peut acheter qu'une fois par période de quatre-vingt-dix jours.
- Combien coûte la montagne du Dragon de Jade ?
- L'entrée du site vaut 100 ¥. S'y ajoute le téléphérique choisi : 140 ¥ pour le grand, celui du parc des Glaciers qui monte à 4 506 mètres, 60 ¥ pour celui de la prairie des Épicéas et 65 ¥ pour celui de la prairie des Yaks. Le droit d'entretien de la vieille ville est vérifié à l'entrée, il faut donc l'avoir acquitté.
- Quelle est l'altitude de la montagne du Dragon de Jade ?
- Le sommet culmine à 5 596 mètres et n'est pas accessible aux visiteurs. Le grand téléphérique dépose à 4 506 mètres, où une passerelle mène un peu plus haut encore. C'est une altitude où l'effort devient pénible sans acclimatation, alors que Lijiang elle-même se tient autour de 2 400 mètres : on gagne deux mille mètres en une vingtaine de minutes de cabine.
- Combien de temps rester à Lijiang ?
- Trois jours est la durée que pratiquent le plus souvent ceux qui ne courent pas : une journée pour la montagne du Dragon de Jade et la vallée de la Lune bleue, une pour Shuhe et Baisha, une pour la vieille ville elle-même aux heures creuses. Deux jours suffisent si l'on renonce à la montagne, ce qui est un arbitrage défendable vu la difficulté de réservation.
- Shuhe ou Baisha, laquelle choisir ?
- Les deux si le temps le permet, elles ne jouent pas le même rôle. Shuhe est un bourg ancien à quelques kilomètres de Dayan, du même bois et des mêmes canaux, nettement plus calme. Baisha est plus loin et plus modeste, connue pour ses fresques murales anciennes, et c'est celle qui ressemble le moins à un centre commercial.
- Lijiang est-elle trop touristique ?
- Dayan l'est franchement en journée, avec des ruelles saturées et des boutiques identiques les unes aux autres. La même ville redevient habitable tôt le matin et après vingt-deux heures, quand les groupes sont repartis. C'est une question d'heure plus que de lieu, et c'est pour cette raison qu'y dormir change tout.
- Peut-on enchaîner Lijiang et Shangri-La ?
- Oui, une heure de train les sépare depuis l'ouverture de la ligne en novembre 2023. L'ordre compte cependant : Shangri-La se tient entre 3 100 et 3 300 mètres, et y arriver directement d'une ville basse expose au mal d'altitude. Passer par Lijiang, à 2 400 mètres, sert de palier intermédiaire.
- Que faut-il éviter de manger au Yunnan ?
- Les champignons sauvages ramassés soi-même, sans exception. La province est réputée pour ses cèpes et ses bolets, vendus partout en saison, mais une partie des espèces locales est toxique et les intoxications sont courantes chaque été. Au restaurant le risque est maîtrisé ; dans la nature, il ne l'est pas.
Recevoir mes prochains articles sur la Chine
Un message quand un nouveau guide paraît, et rien d'autre. Pas de pub, pas de « communauté », désabonnement en un clic.
À lire ensuite
Continuer la lecture
Destination
Yunnan : Lijiang, Dali et Shangri-La, le guide complet
Visiter le Yunnan : Dali et le lac Erhai, Lijiang naxi, Shangri-La tibétain, gorges du Saut du Tigre, rizières de Yuanyang, Xishuangbanna. Circuit et prix.
Destination
Kunming, la porte du Yunnan
La ville du printemps éternel à 1 900 mètres : la forêt de pierre de Shilin, le lac Dianchi et ses mouettes, et pourquoi on y passe avant Dali et Lijiang.
Destination
Fenghuang : la ville sur pilotis du Hunan occidental
Entrer à Fenghuang ne coûte rien, seuls les sites se paient. Quelle gare viser, à quelle heure y être et combien de temps rester sur la rivière Tuo.