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Carnet de Chine

Dali : la cité bai entre le lac Erhai et le Cangshan

Les trois pagodes à 75 ¥ et non 121, les 129 km gratuits du corridor de l'Erhai, les téléphériques du Cangshan, et la gare à 16 km de la vieille ville.

Par MaxPublié le Mis à jour le 10 min de lecture
Les trois pagodes de Chongsheng sous un ciel bleu : au centre la haute pagode Qianxun à seize étages de briques claires, encadrée par deux pagodes plus petites et plus trapues, au-dessus d'une masse de conifères sombres et d'une esplanade dallée
Les trois pagodes de Chongsheng. La centrale, la Qianxun, monte à 69 mètres et date du IXᵉ siècle ; les deux autres lui ont été ajoutées une centaine d'années plus tard.·Photo : Ngguls / Wikimedia Commons

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Dali s'étire sur une bande plate de quelques kilomètres, coincée entre un lac de quarante kilomètres de long et une barrière de montagnes qui monte à plus de quatre mille mètres. Cette géométrie explique presque tout de la ville : on s'y déplace du nord au sud, jamais d'est en ouest, et chaque point de vue a le lac d'un côté et la crête de l'autre.

C'est la halte lente du Yunnan, celle qu'on glisse entre Kunming et Lijiang et dont on repart souvent en ayant prolongé d'un jour ou deux.

Carte · pincer ou scroller pour zoomer

Carte de Dali : la vieille ville et les trois pagodes sur la rive ouest du lac Erhai, le téléphérique du Cangshan dans la montagne au sud-ouest, Xizhou au nord-ouest, Shuanglang sur la rive nord-est et la gare de Dali à Xiaguan au sud

Le lac occupe le centre, la vieille ville tient la rive ouest au pied de la montagne, et la gare se trouve à la pointe sud, à seize kilomètres de là.

  1. La vieille ville
  2. Les trois pagodes de Chongsheng
  3. Le téléphérique de Gantong (Cangshan)
  4. Le lac Erhai
  5. Xizhou
  6. Shuanglang
  7. La gare de Dali, à Xiaguan
© OpenStreetMap contributors · Tiles : OpenFreeMap

Un pays bai avant d'être une ville

Les Bai, et ce qui se voit

Dali est la capitale d'une préfecture autonome bai, et cette minorité forme ici le groupe majoritaire. Ce n'est pas une mention administrative : l'architecture le montre partout. Murs blancs encadrés de panneaux peints en gris, toits de tuiles sombres aux angles relevés, portes monumentales en pierre sculptée au débouché des places. On reconnaît un bourg bai avant d'en lire le nom.

La tradition du thé en trois services, amer puis sucré puis relevé, se rencontre dans les maisons anciennes ouvertes à la visite. Elle se donne volontiers en spectacle, mais elle n'est pas inventée pour les visiteurs, et elle obéit à des codes qui lui sont propres au sein du thé chinois : ici la séquence des trois tasses vaut leçon, l'amertume d'abord, la douceur ensuite, le retour en bouche pour finir.

Deux royaumes, et pourquoi ils comptent

La région n'a pas toujours été chinoise. Le royaume de Nanzhao l'a dominée du VIIIᵉ au IXᵉ siècle, puis le royaume de Dali de 937 à 1253, jusqu'à la conquête mongole. Six siècles d'indépendance laissent des traces : les pagodes, la langue, l'organisation des bourgs.

Ce que « Dali » désigne au juste

Le nom recouvre deux endroits différents, et la confusion coûte du temps. La vieille ville, celle qu'on vient voir, se tient à mi-hauteur de la rive ouest. La ville de Dali au sens administratif, c'est Xiaguan, l'agglomération moderne à la pointe sud du lac : c'est là que se trouvent la gare et l'aéroport, et il n'y a rien à y visiter.

Rue pavée de la vieille ville de Dali le soir, bordée de façades en briques grises et bois sombre, avec des enseignes lumineuses, des étals de vêtements et des passants dont une famille avec une poussette
La vieille ville en soirée. Le commerce y est dense et assumé ; les ruelles transversales retrouvent leur calme à quelques dizaines de mètres des axes principaux.·Photo : Jonashtand / Wikimedia Commons

La vieille ville

L'entrée ne coûte rien

C'est la bonne surprise, et elle tranche avec la voisine. Lijiang réclame un droit d'entretien de 50 ¥ ; Dali laisse entrer les visiteurs individuels librement. Un droit de 30 ¥ par personne existe bien, mais il vise les groupes passant par une agence. Qui arrive par ses propres moyens franchit les portes sans rien acquitter.

Le quadrillage et ses portes

L'enceinte dessine un rectangle d'environ un kilomètre et demi sur un, percé de portes monumentales aux quatre points cardinaux. Les remparts actuels sont une reconstruction, ce qui n'enlève rien à leur utilité : ils donnent à la ville un périmètre lisible, et depuis le chemin de ronde la perspective file sur le lac d'un côté, sur le Cangshan de l'autre.

Renmin Lu et le soir

La rue Renmin descend vers l'est et concentre le commerce du soir : étals posés à même le sol, musiciens, nourriture de rue. C'est l'endroit où la ville est la plus vivante et la plus bruyante. Les ruelles parallèles, à cinquante mètres, sont vides à la même heure.

Les heures qui changent la ville

La vieille ville est franchement commerçante en milieu de journée, quand les cars déposent leurs groupes. Elle redevient respirable tôt le matin, avant neuf heures, et après vingt-deux heures. C'est une question d'horaire plus que de lieu, et c'est l'argument qui justifie d'y dormir plutôt que d'y passer.

Les trois pagodes de Chongsheng

La Qianxun et ses deux cadettes

La pagode centrale, dite Qianxun, monte à 69,13 mètres sur seize étages de briques, sur un plan carré de facture Tang. Elle a été élevée sous le roi Quan Fengyou du Nanzhao, entre 823 et 859. Les deux autres sont venues une centaine d'années plus tard : octogonales, dix étages, 42,19 mètres chacune, plantées à soixante-dix mètres de part et d'autre de l'aînée.

L'ensemble a traversé des séismes qui ont rasé le temple d'origine. Les pagodes, elles, sont debout depuis douze siècles.

Ce que couvre le billet à 75 ¥

Le tarif est unique et comprend les pagodes et le temple de Chongsheng reconstruit à l'arrière, vaste ensemble de terrasses qui remonte le versant. Ouverture de 7 h 30 à 18 h 30.

Un avertissement vaut d'être posé : le tarif de 121 ¥ circule encore largement, y compris sur des pages récentes en français. C'est un ancien prix que personne n'a corrigé en aval. Le billet est à 75 ¥.

Le parc des reflets, qui est un autre site

Le plan d'eau qui donne la photo classique des trois pagodes inversées appartient à un parc distinct, en face, facturé 35 ¥ séparément. Beaucoup de visiteurs s'attendent à le trouver inclus et découvrent une seconde caisse.

Le lac Erhai

Un lac en forme d'oreille

Erhai signifie « mer en forme d'oreille », et la carte lui donne raison : quarante kilomètres du nord au sud, une dizaine dans sa plus grande largeur. C'est l'un des grands lacs d'eau douce de Chine, posé à près de deux mille mètres.

Pourquoi la rive est un parc et non un mur de pensions

Ce qu'on voit aujourd'hui résulte d'une crise récente, et le savoir change la lecture du paysage. Entre 2013 et 2016, le bassin est passé à près de deux mille cinq cents auberges et restaurants. Début 2017, les cyanobactéries ont proliféré et la qualité de l'eau s'est effondrée.

La préfecture a tracé en mai 2018 trois lignes de protection autour du lac, et ce qui se trouvait du mauvais côté est tombé. Mille huit cent six foyers ont été déplacés avant la fin de l'année 2018, et plus d'un millier d'établissements démolis. La qualité de l'eau s'est nettement redressée depuis, et les floraisons d'algues qui défiguraient les rives dans les années 2010 ont cessé d'être annuelles.

C'est pour cette raison que la rive n'est pas bâtie et qu'on n'y dort pas les pieds dans l'eau : la bande littorale a été vidée, puis rendue au public.

Le corridor écologique

De cette reconquête est né un chemin continu le long de la rive, cent vingt-neuf kilomètres de ligne principale, interdit aux véhicules motorisés. Il se parcourt à pied ou à vélo, il est gratuit, et c'est l'attraction la plus réussie de Dali — pas un monument, une promenade.

La réservation, une règle qui bouge

En haute saison, l'accès à certains tronçons passe par une réservation nominative sur le mini-programme WeChat « 游云南 » (You Yunnan), avec un quota de l'ordre de trente mille places par jour. La mesure est apparue, a été allégée, peut revenir. Deux choses restent vraies : l'essentiel du linéaire est libre, et le passeport est accepté pour s'enregistrer, ce que les guides francophones ne mentionnent pas.

Concrètement, cela suppose d'avoir WeChat installé et vérifié avant d'arriver, au même titre que le paiement mobile dont dépendent la location de vélo et les commerces du bourg. Le faire depuis la France prend dix minutes ; le faire sur place, au guichet, en prend beaucoup plus.

Rive du lac Erhai à contre-jour : un arbre au tronc clair se détache au premier plan à droite, le soleil scintille sur l'eau ridée, et une ligne de montagnes bleutées ferme l'horizon de l'autre côté du lac
La rive de l'Erhai en fin de journée. Depuis la reconquête du littoral, la bande qui longe l'eau est continue et ouverte à la marche comme au vélo.·Photo : Mx. Granger / Wikimedia Commons

Le tour du lac

À vélo, et ce que ça coûte

La location démarre autour de 15 ¥ l'heure pour un vélo à assistance, moins pour un vélo partagé pris en libre-service. À la journée, un deux-roues électrique se loue entre 60 et 100 ¥. C'est le mode de déplacement qui tire le meilleur parti du corridor.

Les vingt-huit kilomètres qui valent le détour

Faire les cent vingt-neuf kilomètres demande plusieurs jours. La section généralement retenue couvre une vingtaine de kilomètres au nord de la vieille ville, en direction de Xizhou : c'est là que le chemin colle le plus à l'eau et que les villages se succèdent. Une demi-journée suffit à l'aller-retour.

Xizhou

À une vingtaine de kilomètres au nord, Xizhou est un bourg bai qui a gardé ses maisons à cour et ses portes sculptées. L'entrée est libre ; la cour de la famille Yan, la plus belle demeure ancienne du bourg, se visite pour 25 ¥. Les champs qui l'entourent passent du vert tendre au doré selon la saison, et c'est le genre d'endroit où l'on reste plus longtemps que prévu.

Shuanglang

Sur la rive nord-est, en face, Shuanglang a l'avantage de regarder le Cangshan de plein fouet au coucher du soleil. Le bourg a été très construit et l'a payé lors de la remise en ordre de 2018, mais le point de vue reste le meilleur du lac.

Haishe, et son plafond de deux cents

Le parc écologique de Haishe, une langue de terre qui s'avance dans le lac près de Xizhou, est plafonné à deux cents visiteurs par jour et se réserve à l'avance. C'est peu, et c'est précisément ce qui fait son calme.

Place de Xizhou : à gauche une haute porte monumentale en pierre grise couverte d'inscriptions chinoises, à droite un bâtiment bai à façade de bois sombre ajouré et lanternes rouges sous un toit de tuiles grises, avec la montagne en arrière-plan
La place centrale de Xizhou. Façades de bois, murs encadrés de gris et porte monumentale : la grammaire architecturale bai, qu'on ne retrouve pas à Lijiang.·Photo : Mx. Granger / Wikimedia Commons

Le Cangshan

Gantong, le choix raisonnable

Le téléphérique de Gantong coûte 110 ¥ l'aller-retour et dépose sur un versant boisé parcouru de sentiers en balcon, avec le lac entier en contrebas. Comptez environ trois heures sur place. C'est l'option à retenir pour une première montée : l'altitude y reste gérable et le panorama est déjà complet.

Ximatan, pour ceux qui sont acclimatés

Celui de Ximatan monte beaucoup plus haut, jusqu'à 3 800 mètres, pour 150 ¥ l'aller et de l'ordre de 320 ¥ l'aller-retour. Quatre à cinq heures, et un vrai risque de mal d'altitude pour qui arrive de Kunming dans la matinée. Le gain de paysage est réel, le prix physique aussi.

Lequel choisir

Le critère n'est pas le prix mais le nombre de jours déjà passés en hauteur. Arrivé de la veille, Gantong. Après Lijiang ou quelques nuits sur place, Ximatan devient défendable.

Y aller, en repartir, et où dormir

Depuis Kunming

Entre 1 h 52 et 2 h 40 de train selon le service, pour 145 à 155 ¥ en seconde classe, et quelques départs autour de 119 ¥. Les trains sont nombreux ; la réservation sur 12306 quelques jours à l'avance suffit en dehors des vacances chinoises.

Le piège de la gare

La gare de Dali est à Xiaguan, à seize kilomètres de la vieille ville, soit une trentaine de minutes. Les bus 4 et 8 assurent la liaison pour 2 ¥, une navette touristique pour 5 ¥, un taxi pour 40 à 60 ¥. Prévoir ce trajet évite d'arriver en pensant être rendu.

Vers Lijiang

Une à deux heures vingt selon le train, pour 56 à 80 ¥. Détail qui fait rater des places à la réservation : ce sont des trains de catégorie C sur cette portion, et non les D du reste du réseau. Une quinzaine de départs par jour.

Où poser ses affaires

La vieille ville met tout à distance de marche et reste animée le soir : c'est le choix par défaut, et les adresses de la vieille ville se concentrent dans l'enceinte et ses abords immédiats. Pour un séjour plus lent, dormir à Xizhou place le bourg bai et les champs à la porte, au prix d'une vingtaine de kilomètres jusqu'aux pagodes. Shuanglang se défend pour le point de vue au couchant. Xiaguan ne se justifie que pour un départ en train très matinal.

Les excursions depuis Dali

Activités proposées par GetYourGuide.

Combien de temps, et quand

Deux, trois ou quatre jours

Trois jours forment le bon format : un pour la vieille ville et les pagodes, un pour le lac à vélo, un pour la montagne. Deux suffisent en abandonnant le Cangshan. Quatre se pratiquent couramment et permettent de traverser jusqu'à Shuanglang sans courir après l'horaire.

Ce que coûte une visite

Dali est une étape bon marché rapportée à ce qu'elle offre, parce que son attraction principale — la rive du lac — ne coûte rien. L'essentiel du budget part dans les deux téléphériques, qui sont optionnels, et dans les trains d'arrivée et de départ.

PosteTarifRemarque
Vieille villegratuit30 ¥ pour les groupes en agence
Trois pagodes et temple de Chongsheng75 ¥7 h 30 - 18 h 30
Parc des reflets35 ¥site distinct, en face
Corridor de l'Erhaigratuit129 km, sans véhicule motorisé
Vélo sur le corridorà partir de 15 ¥ / h60 à 100 ¥ la journée en électrique
Cour de la famille Yan, à Xizhou25 ¥le bourg lui-même est libre
Téléphérique de Gantong110 ¥aller-retour, environ 3 h
Téléphérique de Ximatan150 ¥aller simple, jusqu'à 3 800 m
Train depuis Kunming145 à 155 ¥quelques départs vers 119 ¥
Train vers Lijiang56 à 80 ¥trains de catégorie C
Gare de Dali à la vieille ville2 ¥ en bus40 à 60 ¥ en taxi

Une journée sans téléphérique, vélo et déjeuner compris, se tient sous les cent yuans. C'est l'une des étapes les moins chères du circuit du Yunnan.

Les saisons

Mars à mai et septembre à novembre donnent le meilleur compromis : ciel dégagé, températures douces, lumière franche sur le lac. L'été concentre la pluie, le plus souvent en averses de fin d'après-midi plutôt qu'en journées perdues. L'hiver est sec et lumineux, avec des matins froids.

Ces fenêtres recoupent la meilleure période pour le reste du pays, ce qui simplifie la question quand Dali n'est qu'une étape d'un circuit plus large. La nuance locale tient à l'altitude : l'automne y est plus franc qu'ailleurs, et le printemps y arrive plus tard.

Le soleil et l'altitude

À près de 1 900 mètres, le rayonnement est nettement plus fort qu'au niveau de la mer et l'amplitude thermique est large : il peut faire doux à midi et froid à dix-neuf heures. Chapeau, protection solaire et une couche supplémentaire dans le sac valent mieux que la confiance dans un thermomètre qui annonce vingt degrés.

Les pièges

Confondre les deux Dali

Réserver un hôtel « à Dali » sans vérifier aboutit régulièrement à Xiaguan, à une demi-heure de ce qu'on était venu voir. Le nom du quartier compte plus que celui de la ville.

Payer les trois pagodes trop cher

Le tarif annoncé par de nombreux revendeurs reste calé sur 121 ¥. Le guichet est à 75 ¥, temple compris. Acheter sur place évite la surcouche.

Monter trop haut, trop vite

Ximatan dépose à 3 800 mètres. Pour un corps qui dormait à 1 900 mètres la veille et à Kunming l'avant-veille, le mal d'altitude n'a rien de théorique. Gantong rend presque le même paysage sans la facture physique.

Les champignons sauvages

Le Yunnan en est réputé et les marchés en débordent en saison. Une partie des espèces locales est toxique et les intoxications sont fréquentes chaque été. Au restaurant le risque est encadré ; cueilli et cuisiné soi-même, il ne l'est pas.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Faut-il payer pour entrer dans la vieille ville de Dali ?
Non. L'entrée est gratuite pour les visiteurs individuels, et c'est une différence nette avec Lijiang, qui réclame un droit d'entretien de 50 ¥. Un droit de 30 ¥ par personne existe à Dali, mais il ne s'applique qu'aux groupes passant par une agence. Un voyageur qui arrive seul ou à deux franchit les portes sans rien payer.
Combien coûtent les trois pagodes de Dali ?
75 ¥, soit une dizaine d'euros, et ce billet unique couvre à la fois les pagodes et le temple de Chongsheng reconstruit derrière elles. Attention : le tarif de 121 ¥ circule encore largement sur les sites francophones et anglophones. C'est un ancien prix qui n'a jamais été corrigé en aval. Le parc des reflets, situé en face, est un site distinct facturé 35 ¥ à part.
Le tour du lac Erhai est-il gratuit ?
Le corridor écologique qui longe la rive est gratuit et ouvert à la marche comme au vélo sur l'essentiel de ses 129 kilomètres. Les véhicules motorisés y sont interdits, ce qui en fait sa tranquillité. Quelques points précis se réservent en revanche, et le parc écologique de Haishe plafonne à deux cents personnes par jour. La location de vélo démarre autour de 15 ¥ l'heure.
Comment aller de Kunming à Dali ?
En train, entre 1 h 52 et 2 h 40 selon le service, pour 145 à 155 ¥ en seconde classe. Certains départs descendent à 119 ¥. Les trains sont fréquents toute la journée et la réservation se fait sur 12306, quelques jours à l'avance suffisent hors vacances chinoises.
La gare de Dali est-elle dans la vieille ville ?
Non, et c'est le piège logistique de l'étape. La gare se trouve à Xiaguan, la ville moderne à la pointe sud du lac, soit seize kilomètres et une trentaine de minutes de la vieille ville. Les bus 4 et 8 font la liaison pour 2 ¥, une navette touristique pour 5 ¥, et un taxi coûte entre 40 et 60 ¥.
Quel téléphérique prendre au Cangshan ?
Celui de Gantong pour une première visite : 110 ¥ l'aller-retour, environ trois heures sur place, et une altitude qui reste raisonnable. Celui de Ximatan monte à 3 800 mètres pour 150 ¥ l'aller, compte quatre à cinq heures et expose réellement au mal d'altitude. Il récompense ceux qui ont déjà passé quelques jours en hauteur, pas ceux qui arrivent de Kunming le matin même.
Combien de jours rester à Dali ?
Trois jours est le bon format : un pour la vieille ville et les trois pagodes, un pour le tour du lac à vélo, un pour le Cangshan. Deux suffisent en renonçant à la montagne. Quatre se pratiquent couramment et laissent le temps de pousser jusqu'à Shuanglang sur la rive opposée sans courir.
Dali ou Lijiang, faut-il choisir ?
La question de l'itinéraire se tranche à l'échelle de la province, et le guide du Yunnan y répond en détail. En deux mots : les deux villes se complètent et une heure de train les sépare, Dali tirant vers le lac et le plein air, Lijiang vers la vieille ville classée et la haute montagne.
Où dormir à Dali ?
Trois logiques coexistent. La vieille ville met tout à pied et reste animée le soir. Xizhou, à une vingtaine de kilomètres au nord, offre un bourg bai plus calme et de belles maisons anciennes. Shuanglang, sur la rive opposée, regarde le Cangshan de face au coucher du soleil. Xiaguan n'a d'intérêt que pour un train très tôt le lendemain.
Quelle est la meilleure période pour aller à Dali ?
Mars à mai et septembre à novembre, pour un ciel dégagé et des températures douces. L'été est la saison des pluies, concentrées en averses de fin de journée plutôt qu'en journées entières. L'hiver est sec et lumineux mais les matins sont froids. À 1 900 mètres, le soleil tape fort toute l'année et la température chute dès que la nuit tombe.

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