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Carnet de Chine

Shenzhen : robots, drones et taxis sans chauffeur

La ville où la technique se pratique dans la rue. Quel robotaxi accepte un étranger, la livraison par drone, Huaqiangbei, et ce qui reste d'avant 1980.

Par MaxPublié le Mis à jour le 9 min de lecture
Les tours du quartier d'affaires de Futian à Shenzhen photographiées de nuit en contre-plongée : leurs façades sont couvertes de diodes qui dessinent des motifs roses, bleus et blancs synchronisés d'un immeuble à l'autre, sous un ciel orangé par les lumières de la ville
Les façades à diodes du quartier d'affaires de Futian, synchronisées d'une tour à l'autre. La ville s'éclaire comme un écran, tous les soirs.·Photo : Aaron Greenwood / Unsplash

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Shenzhen se visite mal avec les réflexes qu'on applique ailleurs en Chine. Pas de vieille ville, presque pas de monuments, et le plus ancien bâtiment du centre a quarante ans. Ce qu'on vient y voir n'est pas un passé mais un présent : c'est la seule ville où l'on peut, le même jour, monter dans un taxi sans conducteur, se faire livrer une glace par drone et acheter au détail les composants qui équipent la moitié de la planète.

Carte · pincer ou scroller pour zoomer

Carte de Shenzhen : les postes-frontières de Luohu et Futian au sud, Huaqiangbei au centre, Nanshan et la baie à l'ouest, le mont Wutong à l'est et la presqu'île de Dapeng à l'extrémité orientale

La moitié sud du cadre est Hong Kong : c'est là qu'arrivent la plupart des visiteurs, par Luohu ou Futian. Le reste explique l'essentiel d'un séjour ici, puisque Nanshan et Dapeng sont dans la même ville à cinquante kilomètres d'écart.

  1. Luohu, poste-frontière et gare
  2. Futian, le centre et le second poste-frontière
  3. Huaqiangbei, le marché de l'électronique
  4. OCT Loft et les parcs à thème, à Nanshan
  5. La baie de Shenzhen
  6. Le mont Wutong
  7. Dapeng, la forteresse et la côte est
© OpenStreetMap contributors · Tiles : OpenFreeMap

Une ville qui n'existait pas il y a quarante ans

C'est l'histoire que tout le monde raconte, et elle est à moitié fausse.

Le mythe du village de pêcheurs

Le récit officiel veut qu'un village de pêcheurs soit devenu une mégapole en une génération. Le bourg de Shenzhen comptait bien environ trente mille habitants à la fin des années 1970, mais le district de Bao'an, dont la ville a pris la place, en abritait près de trois cent mille de plus, répartis dans des villages agricoles sur deux mille kilomètres carrés. Le village fondateur existe : c'est celui que Deng Xiaoping a visité en 1984, et il est devenu le support d'un mythe plus qu'un fait.

Ce que la zone économique spéciale a changé

Bao'an devient la ville de Shenzhen en 1979, et la première zone économique spéciale du pays y est créée en mai 1980. Le principe est simple et radical : des règles différentes du reste de la Chine, pour attirer les capitaux étrangers, à quelques mètres de Hong Kong. Tout ce qu'on voit aujourd'hui découle de cette décision.

Le dispositif tenait en peu de choses : fiscalité allégée, droit du travail distinct, autorisation d'importer et de réexporter sans les contraintes du reste du pays. Les usines de Hong Kong ont franchi la frontière pour profiter des salaires, puis les ingénieurs sont venus, puis les entreprises se sont mises à concevoir au lieu d'assembler. Le passage de l'atelier au laboratoire s'est fait en une trentaine d'années, et c'est ce basculement que la ville donne à voir.

Dix-sept millions d'habitants et presque pas de vieux

La ville dépasse les dix-sept millions d'habitants, et sa population est la plus jeune des grandes villes chinoises, parce qu'elle est venue d'ailleurs. Cela s'entend dans la rue : le mandarin y domine le cantonais, contrairement à Canton, à quelques dizaines de kilomètres.

Cette jeunesse se voit aussi dans l'usage. Les paiements sans espèces, les commandes par mini-programme, les files gérées par code à scanner y sont installés plus profondément qu'ailleurs, au point qu'un visiteur non équipé s'y retrouve bloqué plus vite qu'à Pékin ou Shanghai. C'est la ville où arriver sans avoir configuré son téléphone coûte le plus cher en temps perdu.

Combien de temps, et par où on arrive

Un jour depuis Hong Kong

C'est le format le plus courant, et il impose de choisir. Un quartier, pas trois. Huaqiangbei et le quartier d'affaires tiennent dans une journée, la baie et Nanshan dans une autre, jamais les deux.

Deux jours, le format confortable

Deux jours permettent de combiner le centre et un parc, ou de pousser jusqu'à la côte de Dapeng, qui est à une heure et demie du centre et ressemble à un autre pays.

Passer la frontière

Depuis Hong Kong, le métro mène aux postes-frontières, Luohu et Futian étant les plus fréquentés. On traverse à pied, on repasse un contrôle, on reprend le métro de l'autre côté. Compter vingt minutes aux heures creuses, davantage le week-end. Le train à grande vitesse au départ de West Kowloon est l'alternative rapide. Depuis Canton, le trajet prend une trentaine de minutes.

Le visa, pour dissiper une confusion

L'ancien visa de zone économique spéciale, délivré au poste, n'a plus d'intérêt depuis l'exemption nationale de trente jours. Entrer à Shenzhen est une entrée en Chine continentale ordinaire.

Monter dans un taxi sans chauffeur

C'est la première des expériences qu'on ne peut pas vivre ailleurs, et elle demande de choisir le bon opérateur.

Ce qui circule réellement

Pony.ai exploite plus de mille véhicules de niveau quatre à Shenzhen, c'est-à-dire sans conducteur à bord, sur une zone d'environ soixante kilomètres carrés couvrant Nanshan et Qianhai, avec plus de dix mille points de prise en charge. Baidu fait circuler son service concurrent, Apollo Go, du matin jusqu'à vingt-trois heures.

Le point qui décide, et qu'aucun guide ne donne

Apollo Go réclame une carte d'identité chinoise, qu'un visiteur étranger ne peut pas obtenir. Quelques villes pilotes acceptent désormais le passeport, mais la règle générale reste bloquante. Pony.ai n'exige pas cette carte, au même titre que WeChat, Alipay ou Didi. Il demande en revanche un numéro de téléphone chinois pour créer le compte, et ce numéro s'obtient avec un passeport à l'arrivée.

Autrement dit : l'un est accessible, l'autre non, et rien dans les deux applications ne le dit avant l'inscription. Ces règles évoluent vite, elles se vérifient avant de partir.

Pony.aiApollo Go (Baidu)
Accessible à un visiteur étrangerOuiNon, sauf villes pilotes
Carte d'identité chinoise exigéeNonOui
Ce qu'il faut pour s'inscrireUn numéro de téléphone chinoisUne carte d'identité chinoise
Zone couverte à ShenzhenNanshan et Qianhai, environ 60 km²Service concurrent, même agglomération
Amplitude horaireJournéeDu matin à 23 h

Ce que ça coûte

De huit à dix-huit yuans selon la distance, soit environ la moitié d'un taxi classique. Le véhicule se commande comme n'importe quelle course, se gare au point indiqué, et repart seul.

Se faire livrer par drone

La deuxième expérience proprement locale, et la plus simple à tenter.

L'échelle du dispositif

Shenzhen compte plus de mille deux cents aires de décollage et d'atterrissage et trois cent dix itinéraires logistiques ouverts, avec quatre-vingts de plus programmés. Le principal opérateur déclare plus de quarante mille livraisons payantes par jour, sur douze districts. Ce que la Chine appelle l'économie de basse altitude, c'est-à-dire l'exploitation de l'espace aérien sous mille mètres, figure au plan quinquennal en cours, et Shenzhen en est le terrain d'essai principal.

Comment ça se passe en pratique

À Nanshan, on commande un café ou une glace depuis l'application, le drone part du commerce et dépose le colis à un point de retrait installé dans un parc. Moins de cinq minutes, moins de quinze yuans. Le retrait se fait à un casier, pas dans les mains.

Le casier s'ouvre avec le code reçu dans l'application, et le drone est déjà reparti quand on arrive. L'effet tient moins à la prouesse technique qu'à la banalité du geste : personne ne lève la tête, les habitants attendent leur commande en regardant leur téléphone, exactement comme devant un comptoir.

Ce qu'il faut pour en profiter

Un compte de livraison chinois déjà configuré, donc un numéro local et un moyen de paiement en place. C'est la seule barrière, et elle se lève le premier jour.

Où voir des robots

Ce qui est certain

Shenzhen abrite les sièges de Huawei, Tencent, BYD et DJI, ce qui en fait la ville la plus dense du pays en la matière. Les vitrines de marque, showrooms automobiles et magasins de robotique se visitent aux heures d'ouverture ordinaires, sans rendez-vous ni billet.

Ce qu'il faut prendre avec des pincettes

Les listes de restaurants tenus par des robots et de cafés automatisés circulent beaucoup, avec des chiffres précis et invérifiables, sur des sites dont c'est le fonds de commerce. Ces établissements existent, ils ouvrent et ferment vite, et aucune liste publiée ne tient plus de quelques mois. Mieux vaut chercher sur place, le jour même, que se fier à un décompte.

L'angle qui marche

Plutôt que de courir après une adresse, viser les quartiers : Nanshan pour les sièges et les vitrines, Futian pour les centres commerciaux et leurs installations, Longgang pour les surfaces plus expérimentales.

Huaqiangbei, le marché et les fournisseurs

Ce que c'est

Plus d'une douzaine de marchés d'électronique tiennent dans quelques rues, sur plusieurs étages chacun. On y trouve des composants au détail, des cartes, des batteries, des écrans, des enceintes, et tout ce qui s'assemble à partir de ça. C'est le plus grand ensemble de ce type au monde.

Un homme sur un deux-roues électrique tire un diable chargé de cartons scotchés dans une rue de Huaqiangbei à Shenzhen, avec un taxi bleu et blanc à plaque verte arrêté au feu derrière lui
Ce qui sort du quartier compte autant que ce qui s'y vend : les cartons partent par charrettes entières, tractés au deux-roues électrique.·Photo : Shenzhen Pages · CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Le visiter sans rien acheter

C'est parfaitement possible, et c'est même le meilleur usage pour un voyageur. L'intérêt tient à l'échelle et aux gestes : des étages entiers de puces triées à la pince, des comptoirs de réparation à ciel ouvert, des cartons qui partent par centaines.

Y sourcer, si c'est le but du voyage

Les vendeurs ont l'habitude des acheteurs étrangers et savent organiser une expédition internationale. Tous ne parlent pas anglais, et un traducteur sur téléphone fait la moitié du travail. La règle que répètent les acheteurs expérimentés : identifier quelques fournisseurs fiables plutôt que de vouloir tout parcourir.

Les contrefaçons, sans naïveté

Le quartier vend aussi des copies, parfois excellentes. Un prix trop bas sur une marque connue a une explication, et l'acheteur la connaît en général avant de payer.

Les parcs à thème, et s'ils valent le coup

Ce qu'ils sont

Shenzhen a inventé un format : le parc qui reproduit des monuments du monde en miniature, et celui qui réunit les cultures populaires chinoises en villages reconstitués. Ils datent des années 1990 et ont été copiés partout depuis.

L'arbitrage honnête

Avec des enfants, ça fonctionne. Sans, l'intérêt tient surtout à ce que ces parcs disent d'une ville qui s'est fabriqué des monuments faute d'en avoir. C'est une visite de curiosité, pas une étape obligée, et une demi-journée suffit largement.

OCT Loft et les quartiers reconvertis

Des usines devenues ateliers

OCT Loft occupe d'anciens bâtiments industriels convertis en galeries, cafés et bureaux de création. C'est calme, arboré, et cela contraste violemment avec le reste de la ville.

Une allée pavée d'OCT Loft à Shenzhen la nuit : d'anciens bâtiments industriels convertis en cafés et boutiques éclairés, de grands arbres au-dessus de la ruelle, une installation en bambou sur la droite et quelques passants
Les anciennes usines d'OCT Loft, le soir. Des arbres, des pavés, et pas une tour dans le champ.·Photo : Dinkun Chen · CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Ce qu'on y fait

On s'y promène, on s'y assoit, on y regarde des expositions temporaires. C'est le quartier qui ressemble le moins à Shenzhen, ce qui explique son succès auprès des habitants le week-end.

Parcs, balades et la baie

La baie de Shenzhen

Une promenade aménagée longe l'eau sur plusieurs kilomètres, face à Hong Kong dont on distingue les collines. C'est l'endroit où la ville se donne à voir en entier, et c'est gratuit.

Le mont Wutong

Le point culminant de la ville, avec un dénivelé réel et plusieurs itinéraires de montée. La vue porte sur la baie et, par temps clair, jusqu'à Hong Kong. Compter une demi-journée. Le sentier est aménagé mais réellement pentu, et la fréquentation du week-end en fait un rendez-vous local plutôt qu'une randonnée solitaire.

Le parc Lianhuashan

Une colline au milieu du quartier d'affaires, dont le sommet donne la vue la plus connue sur les tours de Futian. Vingt minutes de montée, très fréquenté à la tombée du jour.

Dapeng, ce qui reste d'avant

La forteresse

À l'est de la ville, une place forte de la fin du XIVe siècle, construite sous les Ming pour surveiller la côte, a gardé ses murs, ses ruelles et ses maisons. C'est le seul endroit de Shenzhen où l'on marche sur quelque chose d'ancien.

La côte

La péninsule autour de Dapeng aligne des plages et des criques que la ville ignore en semaine. Une heure et demie depuis le centre, et un changement complet de décor.

Manger à Shenzhen

La cuisine cantonaise, mais pas seulement

On est dans le Guangdong, donc le dim sum du matin, les rôtisseries et la cuisine à la vapeur sont chez eux. Shenzhen n'a pourtant pas la tradition de Canton, parce que sa population vient d'ailleurs.

La ville où toutes les cuisines de Chine se croisent

C'est sa vraie particularité de table. Les migrants ont amené le Sichuan, le Hunan, le Chaozhou, le Dongbei, et les restaurants de province y sont tenus par des gens de la province en question. On mange à Shenzhen une carte de la Chine plutôt qu'une cuisine locale.

Le Chaozhou, bouillons clairs et oie braisée

La cuisine de Chaozhou, au nord-est du Guangdong, est celle qui a le mieux pris racine ici : bouillons clairs, oie braisée, poisson et fruits de mer traités avec une extrême sobriété. C'est le contraire de l'idée qu'on se fait de la cuisine chinoise.

Les centres commerciaux, contre toute attente

Dans une ville sans rue historique, les étages de restauration des grands centres commerciaux jouent le rôle que tiennent ailleurs les quartiers anciens. On y trouve les enseignes de chaque province, à prix raisonnable, avec des cartes illustrées et des commandes par code à scanner. Ce n'est pas pittoresque, c'est là que les habitants mangent.

Où dormir et se déplacer

Les trois quartiers qui se défendent

Futian pour le centre et le poste-frontière du même nom. Luohu pour être au plus près de Hong Kong et de la gare, dans la partie la plus ancienne. Nanshan pour les sièges technologiques, la baie et les parcs, c'est-à-dire là où circulent les robotaxis.

Le métro

Le réseau est l'un des plus étendus du pays et couvre tout ce qui précède, signalétique bilingue comprise. C'est le moyen par défaut, et il rend la voiture inutile pour un séjour de visite.

Les distances, qu'il faut prendre au sérieux

Shenzhen s'étire sur une soixantaine de kilomètres d'est en ouest, et deux points qui semblent proches sur un plan peuvent demander une heure de métro. C'est l'erreur la plus fréquente d'un séjour d'un jour : composer un programme géographiquement incohérent et passer la journée sous terre.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il à Shenzhen ?
Un jour suffit pour une première approche depuis Hong Kong, à condition de choisir un seul quartier. Deux jours permettent de combiner le quartier d'affaires, Huaqiangbei et un parc, ou de pousser jusqu'à la côte de Dapeng. Au-delà de trois, on entre dans un séjour d'affaires ou de sourcing plutôt que de visite.
Un étranger peut-il vraiment prendre un taxi sans chauffeur à Shenzhen ?
Oui, mais pas avec n'importe quel opérateur. Apollo Go, le service de Baidu, réclame une carte d'identité chinoise qu'un visiteur ne peut pas obtenir, même si certaines villes pilotes acceptent désormais le passeport. Pony.ai n'exige pas cette carte, comme WeChat, Alipay ou Didi, mais demande un numéro de téléphone chinois pour créer le compte. Ce numéro s'obtient avec un passeport. Ces règles bougent vite : vérifier avant de partir.
Combien coûte une course en robotaxi ?
De l'ordre de huit à dix-huit yuans selon la distance, soit environ moitié moins qu'un taxi classique. Le service couvre une zone d'une soixantaine de kilomètres carrés autour de Nanshan et Qianhai, avec plus de dix mille points de prise en charge, et fonctionne du matin à la fin de soirée.
Peut-on se faire livrer par drone à Shenzhen ?
Oui, et c'est probablement l'expérience la plus simple à tenter. La ville compte plus de mille deux cents aires de décollage et trois cent dix itinéraires ouverts. À Nanshan, une commande de café ou de glace est déposée à un point de retrait installé dans un parc, en moins de cinq minutes et pour moins de quinze yuans. Le service passe par une application chinoise, donc par un compte déjà configuré.
Huaqiangbei vaut-il la visite si on n'achète rien ?
Oui. Le quartier réunit plus d'une douzaine de marchés d'électronique dans quelques rues, et l'intérêt tient autant à l'échelle qu'aux étals : des étages entiers de composants au détail, des vendeuses qui trient des puces à la pince, des ateliers de réparation à ciel ouvert. On peut le parcourir comme un lieu, sans rien y chercher.
Faut-il un visa spécial pour Shenzhen ?
Non. L'ancien visa de zone économique spéciale, délivré au poste-frontière, a perdu son intérêt depuis l'exemption nationale de trente jours. Entrer à Shenzhen depuis Hong Kong est une entrée en Chine continentale comme une autre, avec les mêmes règles et le même contrôle.
Comment passer de Hong Kong à Shenzhen ?
Par le métro jusqu'à l'un des postes-frontières, Luohu et Futian étant les plus utilisés, puis à pied à travers le poste avant de reprendre le métro côté chinois. Le passage prend de vingt minutes à plus d'une heure selon l'affluence, et il se fait deux fois, une sortie et une entrée. Le train à grande vitesse depuis Hong Kong West Kowloon est l'autre option, plus rapide et plus chère.
Que faire à Shenzhen avec des enfants ?
Les parcs à thème sont conçus pour ça, en particulier ceux qui reproduisent des monuments du monde en miniature et le village des cultures populaires. La baie de Shenzhen et ses parcs offrent une alternative gratuite, et la livraison par drone amuse autant les enfants que les adultes. Le musée des sciences et les vitrines de robotique se visitent aux heures d'ouverture des boutiques.
Que faire à Shenzhen quand il pleut ?
La ville est faite pour ça. Huaqiangbei est couvert sur des étages entiers, les centres commerciaux sont reliés au métro sans sortir, et les musées comme les vitrines de robotique sont à l'abri. La saison des pluies court de mai à septembre, avec des averses courtes et violentes plutôt qu'un crachin continu.
Dans quel quartier dormir à Shenzhen ?
Futian pour être au centre, près du quartier d'affaires et du poste-frontière du même nom. Luohu pour être au plus près de Hong Kong et de la gare, dans la partie la plus ancienne de la ville. Nanshan pour être du côté des sièges technologiques, des parcs et de la baie, c'est-à-dire là où circulent les robotaxis.

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