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Carnet de Chine

Gravir le mont Emei : marches, téléphérique et Sommet d'or

Le mont Emei en pratique : les 60 000 marches, les trois façons de monter, les tarifs 2026 et le quota de 8 000 visiteurs au Sommet d'or instauré en mai.

Par MaxPublié le 11 min de lecture
Escalier de pierre enneigé montant en lacets dans la forêt de conifères du mont Emei, marches irrégulières bordées d'une rambarde de béton imitant le bois
L'escalier du mont Emei sous la neige, dans la forêt de la haute montagne.·Photo : McKay Savage / Wikimedia Commons

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Le mont Emei est la plus haute des quatre montagnes sacrées du bouddhisme chinois, et la seule où l'on monte encore en grand nombre par l'escalier plutôt que par la route. Elle culmine à 3 099 mètres, mais le point où tout le monde va s'appelle le Sommet d'or, à 3 077 mètres : une plateforme rocheuse où se dresse une statue dorée de quarante-huit mètres, au-dessus d'une mer de nuages quand le temps veut bien.

Le massif se visite de deux façons opposées. On peut y monter en une journée depuis Chengdu, bus de montagne puis téléphérique, et redescendre le soir. On peut aussi y consacrer deux ou trois jours, dormir dans un monastère et gravir les soixante mille marches qui partent du village de Baoguo. Les deux sont légitimes. Elles ne demandent ni le même budget, ni le même équipement, ni la même préparation.

Depuis mai 2026, une contrainte nouvelle s'est ajoutée et change la façon de préparer la visite : la zone du Sommet d'or est plafonnée à huit mille visiteurs par jour, sur créneaux réservés. La plupart des guides francophones ne le mentionnent pas encore.

Carte · pincer ou scroller pour zoomer

Carte du mont Emei : la gare d'Emeishan et le village de Baoguo à l'est au pied du massif, le temple de Fuhu juste au-dessus, puis vers l'ouest le pavillon Qingyin et le temple de Wannian dans la moyenne montagne, Xixiang Chi en altitude, le terminus routier de Leidongping et la gare basse du téléphérique à Jieyindian, enfin le Sommet d'or et, plus au sud, le point culminant de Wanfoding

Les numéros suivent la montée, d'est en ouest et de 500 à 3 100 mètres. Les pastilles foncées sont les trois points de bascule : la gare où l'on arrive, le village où l'on prend son billet, et Leidongping où la route s'arrête. Entre le pavillon Qingyin et Xixiang Chi, il n'y a que l'escalier.

  1. Gare d'Emeishan, train à grande vitesse
  2. Baoguo, le village et la billetterie
  3. Le temple de Fuhu
  4. Le pavillon Qingyin, 670 m
  5. Le temple de Wannian et son éléphant de bronze
  6. Xixiang Chi, 2 060 m
  7. Leidongping, terminus des bus de montagne
  8. Jieyindian, gare basse du téléphérique, 2 550 m
  9. Le Sommet d'or, 3 077 m
  10. Wanfoding, le point culminant, 3 099 m
© OpenStreetMap contributors · Tiles : OpenFreeMap

Ce qui a changé au Sommet d'or depuis mai 2026

C'est le point à connaître avant tout le reste, parce qu'il conditionne la réservation et, certains jours, la possibilité même de monter.

Le plafond de 8 000 visiteurs par jour

Depuis le 23 mai 2026, la billetterie de la zone du Sommet d'or est limitée à huit mille entrées quotidiennes, avec réservation sur créneau horaire. Les billets de bus de montagne vers Leidongping, qui est le terminus routier d'où part le téléphérique, sont contingentés en parallèle. La mesure a été annoncée par l'exploitant du site, qui est une société cotée, et non par une rumeur de forum.

En pratique, un mardi de novembre, le quota ne se remplit pas. Un samedi d'octobre, il part dans la matinée. Le réflexe à prendre est de réserver son créneau la veille au minimum, plusieurs jours à l'avance pendant les vacances chinoises.

Le chantier de Leidongping

Le parking et la gare routière de Leidongping sont fermés pour reconstruction, et le téléphérique du Sommet d'or est en cours de rénovation complète. Un point d'embarquement provisoire a été installé le temps des travaux. L'annonce officielle date du 14 mai 2026 et prévoit un achèvement en 2027, la nouvelle gare devant être en service avant le Nouvel An chinois de cette année-là.

Ce que le chantier change vraiment

Moins qu'on ne le craindrait. Le reste du massif reste ouvert normalement : les sentiers, les temples, le téléphérique de Wannian, les bus des sections basses. Seule la zone haute est régulée.

Ce qu'il faut anticiper, en revanche, c'est la réduction de capacité. Les bus de montagne et le téléphérique du Sommet d'or transportent moins de monde qu'avant, donc les files s'allongent aux heures de pointe, en milieu de matinée surtout. Monter tôt n'est plus seulement un conseil de photographe, c'est devenu un conseil logistique.

Aller au mont Emei

La montagne se trouve dans le sud du Sichuan, à environ cent cinquante kilomètres de Chengdu. Le trajet est simple et ne justifie pas de passer par une agence.

Depuis Chengdu en train

Le train à grande vitesse part de Chengdu Sud et rejoint la gare d'Emeishan en une heure et demie environ selon les services, avec des départs réguliers tout au long de la journée. C'est la façon normale d'y aller, et la réservation se fait comme pour n'importe quel autre trajet sur le réseau : le guide du train à grande vitesse détaille la marche à suivre.

De la gare au pied de la montagne

La gare d'Emeishan n'est pas au pied du massif. Il reste une dizaine de minutes en taxi, ou un bus local, jusqu'au village de Baoguo, où se trouvent la billetterie du parc, la gare routière de montagne et la majorité des hôtels et auberges.

Attention à la confusion fréquente : la ville d'Emeishan et le village de Baoguo sont deux endroits différents, distants de quelques kilomètres. Un chauffeur à qui l'on dit simplement « Emeishan » peut vous déposer en centre-ville, à côté de la question.

Depuis Leshan

Le grand Bouddha de Leshan est à une quarantaine de kilomètres, une vingtaine de minutes de train. Les deux sites partagent la même inscription au patrimoine mondial et se combinent naturellement, le Bouddha occupant une demi-journée en début ou en fin de séjour.

Depuis le reste du pays

Il n'existe pas de liaison directe intéressante depuis l'extérieur du Sichuan : on passe par Chengdu. Depuis Chongqing, compter le trajet vers Chengdu puis la correspondance, ou un train direct quand l'horaire s'y prête. Dans un circuit, le massif s'insère après Chengdu et avant la descente vers le Yunnan.

Les trois façons de monter

Le choix se fait moins sur la forme physique que sur le temps disponible et sur ce qu'on vient chercher.

Tout à pied, en deux ou trois jours

C'est l'expérience complète, et de loin la plus marquante. On part de Baoguo, on monte par étapes, on dort dans un monastère à mi-parcours, on arrive au sommet le lendemain. Deux jours suffisent à un marcheur entraîné, trois permettent de traverser la forêt sans courir.

Cette formule suppose d'accepter la répétition de l'escalier pendant des heures et d'avoir des genoux qui encaissent la descente, souvent plus éprouvante que la montée.

Bus et téléphérique, en une journée

La formule rapide, et la plus fréquentée. Un bus de montagne monte de Baoguo à Leidongping, le téléphérique prend le relais jusqu'au Sommet d'or. On est en haut en milieu de matinée, on redescend l'après-midi. C'est celle qui permet de traiter le massif en excursion à la journée depuis Chengdu, moyennant un départ très matinal.

Elle a un défaut assumé : on voit le sommet et presque rien du reste. Or une bonne part de l'intérêt du mont Emei tient à la forêt de la moyenne montagne, aux temples isolés et à l'atmosphère du chemin.

La formule mixte

Le meilleur compromis pour la plupart des visiteurs. On monte en bus jusqu'au parking de Wannian, on prend le téléphérique ou l'escalier jusqu'au temple, on marche la section forestière vers le pavillon Qingyin, puis on reprend un véhicule pour la partie haute.

On y gagne les deux atmosphères, celle du sentier et celle du sommet, sans les deux jours de marche. Sur une seule journée bien remplie, ou mieux sur deux avec une nuit sur place.

Les 60 000 marches

Porteur chinois montant un escalier de pierre du mont Emei avec une palanche de bambou chargée de caisses sur l'épaule, dans une forêt humide
Tout ce qui se consomme en altitude monte à dos d'homme, par le même escalier que les marcheurs.·Photo : McKay Savage / Wikimedia Commons

Le chiffre, et ce qu'il vaut

Soixante mille marches, c'est l'estimation répandue localement pour l'ensemble Baoguo-Sommet d'or. Ce n'est pas un comptage officiel, et l'escalier n'est pas continu : il alterne avec des portions de terre battue, des replats et des traversées de temples.

La donnée qui pèse vraiment est ailleurs : près de deux mille cinq cents mètres de dénivelé, avalés sur des marches de hauteur irrégulière, souvent mouillées. C'est ce qui fatigue, pas le nombre.

Par Wannian, la voie courte

La montée en deux jours passe par le parking de Wannian, le temple du même nom, Xixin, le pic Huayan et la crête de Jiuling avant de rejoindre Xixiang Chi puis Leidongping. C'est le tracé le plus direct, celui que prennent la plupart des marcheurs pressés.

Par Qingyin et Hongchunping, la voie longue

La variante en trois jours emprunte la crête de Wuxian, le pavillon Qingyin, le défilé d'Yixiantian, la zone des singes puis Hongchunping et le temple Xianfeng avant de rejoindre le même point. Elle traverse la plus belle forêt du massif et la partie la plus ancienne du chemin de pèlerinage.

Dormir dans un monastère

Plusieurs temples du massif hébergent les marcheurs pour la nuit, dans des conditions monastiques au sens propre : dortoirs ou chambres simples, sanitaires sommaires, extinction tôt, réveil avant l'aube. Le confort est rudimentaire, le tarif modeste, et c'est une part de ce qu'on vient chercher.

Pour les nuits en bas, avant ou après l'ascension, le village de Baoguo concentre l'offre classique, des auberges aux hôtels. Voir aussi le guide pour se loger en Chine.

Les porteurs

On croise sur l'escalier des hommes qui montent le ravitaillement à la palanche, caisses de bouteilles ou sacs de riz en équilibre sur l'épaule. Tout ce qui se consomme en altitude arrive ainsi, par le même chemin que les marcheurs. C'est aussi ce qui explique le prix d'une bouteille d'eau au sommet.

Billets et tarifs

Le mont Emei se facture en couches : l'entrée du parc d'un côté, les transports internes de l'autre. Un visiteur qui monte en bus et en téléphérique paie nettement plus que le seul droit d'entrée.

PosteHaute saisonBasse saison
Entrée du parc (2 jours)160 ¥110 ¥
Entrée, tarif étudiant80 ¥55 ¥
Bus de montagne, tout le massif, aller-retour90 ¥90 ¥
Bus de montagne, demi-massif, aller-retour40 ¥40 ¥
Téléphérique du Sommet d'or, montée65 ¥30 ¥
Téléphérique du Sommet d'or, descente55 ¥20 ¥
Téléphérique de Wannian, montée65 ¥30 ¥
Téléphérique de Wannian, descente45 ¥20 ¥

Les deux saisons tarifaires

La basse saison est courte et tombe en plein hiver : du 15 décembre au 15 janvier. Le reste de l'année, du 16 janvier au 14 décembre, le tarif plein s'applique. C'est l'inverse du découpage qu'on suppose souvent, et les billets sont validés deux jours, ce qui colle à la durée d'une ascension à pied.

Les temples sont devenus gratuits

Depuis le 1er janvier 2026, les temples du massif n'appliquent plus de droit d'entrée. Le ticket qui s'y pratiquait a été supprimé de façon permanente. L'information est récente et beaucoup de guides encore en ligne annoncent des tarifs qui n'ont plus cours.

Réserver

Le créneau horaire du Sommet d'or se réserve en ligne à l'avance, et la démarche passe par les plateformes chinoises habituelles. Le guide de la réservation des billets en Chine décrit le fonctionnement et ce qu'il faut comme moyen de paiement.

Météo, altitude et équipement

Quinze degrés d'écart

La montagne fabrique son propre climat. Il faut compter une quinzaine de degrés de moins au Sommet d'or qu'au pied du massif. Une journée d'août à 30 °C à Baoguo donne 12 à 15 °C en haut, avec du vent. L'hiver, le sommet passe sous zéro et garde la neige plusieurs mois.

Une polaire et un coupe-vent servent toute l'année, y compris en plein été. C'est l'erreur la plus répandue : monter en tee-shirt parce qu'il faisait bon à Chengdu.

La mer de nuages, et le fait qu'elle se mérite

Le massif est réputé pour sa mer de nuages, ses levers de soleil et, dans des conditions rares, le halo coloré que les Chinois appellent la lumière de Bouddha. Rien de tout cela n'est garanti. La brume est fréquente, particulièrement en été, et il arrive de monter pour ne voir que du gris.

L'automne offre les ciels les plus dégagés, donc les meilleures probabilités. Dormir en altitude pour être en place au lever du jour améliore aussi nettement les chances, la couverture nuageuse se levant souvent en fin de matinée.

Trois mille mètres, ce que ça implique

À 3 077 mètres, le mal d'altitude reste rare mais pas impossible, surtout en montant vite par le téléphérique depuis une plaine à 500 mètres. Essoufflement et mal de tête passager sont normaux ; ils s'atténuent en ralentissant.

Les contrats d'assurance méritent un coup d'œil sur ce point : certains excluent la randonnée en montagne au-delà d'une altitude donnée. Le comparatif de l'assurance voyage détaille les clauses concernées.

La saison à choisir

Avril à juin et septembre à novembre forment les deux bonnes fenêtres. Les azalées fleurissent sur les pentes hautes en mai. L'été concentre les pluies et la foule chinoise venue chercher la fraîcheur. Éviter absolument la Golden Week du début octobre, où le quota du sommet et les files de téléphérique se cumulent : le guide de la meilleure saison donne le calendrier complet.

Les temples et ce qu'on y voit

Le Bouddha Puxian du Sommet d'or

La statue qui domine la plateforme représente Samantabhadra, Puxian en chinois, le bodhisattva auquel la montagne est dédiée. Elle mesure quarante-huit mètres, présente dix visages tournés vers toutes les directions et se dresse sur des éléphants. Dorée, elle s'allume au soleil rasant du matin, ce qui explique une bonne partie de l'affluence à l'aube.

Wannian et l'éléphant de bronze

Le temple des Dix Mille Ans abrite la pièce la plus remarquable du massif : une statue de bronze de Samantabhadra chevauchant un éléphant blanc, coulée à la fin du dixième siècle. Elle est protégée dans une salle de brique sans charpente, construite au tout début du dix-septième siècle, qui a résisté aux incendies et aux séismes quand le reste brûlait.

Le pavillon Qingyin

Qingyin se traduit par « sons purs » et désigne le bruit de l'eau entre deux torrents qui se rejoignent sous des pavillons. C'est le point le plus photographié de la moyenne montagne, et le passage obligé de la voie longue.

Baoguo et Fuhu

Les deux grands temples du bas, à portée du village. Baoguo sert de porte d'entrée au massif et se visite sans effort ; Fuhu, un peu au-dessus, est plus calme et abrite une pagode de bronze. Les deux se font en fin de journée, au retour, quand les jambes ne suivent plus.

Le fonctionnement général de ces lieux, l'encens, les salles et les usages, est expliqué dans le guide des temples chinois.

Les singes, et les autres pièges

Les macaques de la zone écologique

Entre le pavillon Qingyin et Hongchunping s'étend une zone où vivent des macaques du Tibet, parfaitement habitués aux humains. Ils ont compris qu'un sac contient de la nourriture, tirent sur les bretelles et ouvrent les fermetures éclair.

Trois règles suffisent : ne rien manger devant eux, garder la nourriture hors de vue, et ne jamais soutenir leur regard ni montrer les dents, qui sont des signaux de menace dans leur langage. Les bâtons de marche vendus en bas servent autant à ça qu'à l'escalier.

Monter trop tard

Avec la capacité réduite des bus et du téléphérique, les files de milieu de matinée se sont allongées. Un départ à l'aube n'est plus un raffinement, c'est ce qui sépare une journée fluide d'une journée passée à attendre.

Sous-estimer la descente

Beaucoup de marcheurs prévoient la montée et oublient que redescendre soixante mille marches se paie en genoux. La descente en téléphérique au moins sur la partie haute n'est pas une triche, c'est une décision raisonnable.

Croire les tarifs des guides périmés

Le prix d'entrée, la gratuité des temples depuis janvier 2026 et le quota du sommet depuis mai ont tous changé récemment. Beaucoup de pages encore en ligne annoncent des informations dépassées, et le tarif lu il y a six mois n'est pas forcément celui d'aujourd'hui.

Confondre les deux sommets

Le Sommet d'or à 3 077 mètres n'est pas le point culminant du massif : c'est Wanfoding, le sommet des Dix Mille Bouddhas, à 3 099 mètres. Mais c'est bien au Sommet d'or que tout se passe, et c'est lui que désignent les billets, les téléphériques et les panneaux.

Combien de temps y consacrer

Une journée depuis Chengdu

Une journée suffit à voir le Sommet d'or, et rien d'autre. C'est un choix défendable quand le temps manque, à condition d'assumer qu'on aura vu une plateforme et une statue.

Deux jours, le bon format

Deux jours changent la nature de la visite : une nuit sur place, un lever de soleil, la forêt de la moyenne montagne et quelques temples. C'est le format qui rend le déplacement justifiable.

Trois jours, l'ascension complète

Trois jours permettent la montée à pied de bout en bout, par la voie longue, et c'est une tout autre expérience, plus proche du pèlerinage que de l'excursion. Pour situer le massif dans un parcours plus large, voir les itinéraires en Chine ; et si les montagnes chinoises vous intéressent, Huangshan offre le pendant oriental, plus spectaculaire mais moins spirituel.

Questions fréquentes

Combien de marches y a-t-il au mont Emei ?
Environ 60 000 marches séparent le village de Baoguo, au pied de la montagne, du Sommet d'or à 3 077 mètres. Le chiffre est une estimation partagée par les guides locaux, pas un comptage officiel : l'escalier n'est pas continu, il alterne avec des sentiers de terre et des passages plats. Ce qui compte davantage, c'est le dénivelé, près de 2 500 mètres, et la répétition. Personne ne monte les 60 000 marches d'une traite : le parcours à pied se fait sur deux ou trois jours, avec une nuit dans un monastère en route.
Combien de temps faut-il pour monter au mont Emei ?
Trois formules. Tout à pied depuis Baoguo demande deux jours pour les marcheurs entraînés, trois pour prendre le temps. La journée complète est possible en combinant le bus de montagne jusqu'à Leidongping puis le téléphérique du Sommet d'or : on est en haut en milieu de matinée. Entre les deux, la formule mixte consiste à monter en bus jusqu'à Wannian, marcher la section forestière, et reprendre un véhicule ensuite. Compter deux jours reste le meilleur compromis si l'on veut voir un lever de soleil.
Comment aller au mont Emei depuis Chengdu ?
En train à grande vitesse depuis Chengdu Sud jusqu'à la gare d'Emeishan, environ 1 h 30 selon le train, avec des départs réguliers dans la journée. De la gare, un taxi ou un bus local rejoint le village de Baoguo en une dizaine de minutes : c'est là que se trouvent la billetterie du parc, la gare routière de montagne et la plupart des hébergements. Ne pas confondre la gare d'Emeishan avec la ville d'Emeishan, qui est à quelques kilomètres du pied de la montagne.
Combien coûte l'entrée du mont Emei en 2026 ?
160 ¥ par personne du 16 janvier au 14 décembre, 110 ¥ du 15 décembre au 15 janvier, soit environ 20 € et 14 €. Le billet est valable deux jours, ce qui correspond à la durée de l'ascension à pied. Les étudiants paient moitié prix, 80 ¥ en haute saison et 55 ¥ en basse saison. À cela s'ajoutent les bus de montagne et les téléphériques, facturés séparément. Depuis le 1er janvier 2026, l'entrée des temples du massif est gratuite : le droit qui s'y appliquait a été supprimé.
Faut-il réserver pour monter au Sommet d'or ?
Oui, et c'est nouveau. Depuis le 23 mai 2026, la zone du Sommet d'or est plafonnée à 8 000 visiteurs par jour, sur créneaux horaires réservés à l'avance en ligne. Les billets de bus de montagne vers Leidongping sont eux aussi contingentés. En semaine et hors vacances chinoises, la contrainte reste théorique. Les week-ends, les ponts et la Golden Week début octobre, le quota part vite et arriver sans réservation revient à ne pas monter.
Le téléphérique du mont Emei fonctionne-t-il malgré les travaux ?
Oui, mais à capacité réduite. Le téléphérique du Sommet d'or fait l'objet d'une rénovation complète, et le parking-gare de Leidongping est fermé pour reconstruction depuis mai 2026, avec un point d'embarquement provisoire. L'ensemble du chantier doit s'achever en 2027, la nouvelle gare étant attendue avant le Nouvel An chinois de cette année-là. Le reste du massif fonctionne normalement : seule la zone du Sommet d'or est soumise au contrôle des flux.
Quelle est la meilleure saison pour le mont Emei ?
Le printemps et l'automne, d'avril à juin puis de septembre à novembre. Les azalées fleurissent en mai sur les pentes hautes, et l'automne offre les ciels les plus dégagés, donc les meilleures chances de mer de nuages. L'été est la saison des pluies et de la brume, mais aussi celle où les Chinois montent chercher la fraîcheur. L'hiver enneige l'escalier au-dessus de 2 000 mètres et rend la montée à pied délicate, ce qui n'empêche pas d'y monter en téléphérique.
Quelle température fait-il au Sommet d'or ?
Il faut compter quinze degrés de moins qu'au pied de la montagne. Quand Baoguo est à 30 °C en août, le Sommet d'or tourne autour de 12 à 15 °C, avec du vent. En hiver, la température au sommet descend sous zéro et la neige tient plusieurs mois. Une polaire et un coupe-vent sont utiles toute l'année, même en plein été : c'est l'erreur la plus fréquente des visiteurs qui montent en tee-shirt depuis Chengdu.
Les singes du mont Emei sont-ils dangereux ?
Les macaques du Tibet qui vivent dans la zone écologique, entre le pavillon Qingyin et Hongchunping, sont habitués aux humains et savent qu'un sac contient de la nourriture. Ils tirent sur les affaires, ouvrent les fermetures éclair et se montrent insistants. Ils mordent rarement, mais ça arrive. La règle tient en trois points : ne rien manger devant eux, ranger la nourriture hors de vue, et ne jamais les regarder dans les yeux ni leur montrer les dents, deux signaux de menace chez eux.
Peut-on combiner le mont Emei et le grand Bouddha de Leshan ?
Oui, les deux sites sont à une quarantaine de kilomètres l'un de l'autre et figurent au même classement de l'Unesco. Le train relie Emeishan à Leshan en une vingtaine de minutes. La combinaison classique consiste à consacrer une demi-journée au Bouddha en arrivant ou en repartant, et le reste au massif. Sur deux jours, c'est faisable en montant au Sommet d'or en téléphérique ; sur trois jours, on marche et on garde Leshan pour la fin.

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